."Tu as vraiment des yeux exceptionnels. Ca me donne envie de te les crever." .

."Tu as vraiment des yeux exceptionnels. Ca me donne envie de te les crever." .



Les yeux clos, dans le lointain d'une nuit enfin ensomeillée, j'y pense encore. Combien étions nous ce jour là? Combien de rêves encore ne ferai-je pas? Est-ce qu'il m'est possible de comprendre la souffrance d'autres gens? Je sais encore ce que ça fait d'aimer la vie, je sais combien de jours m'éloignent encore de la mienne, et combien je là désire. Et comme il est bon aujourd'hui de là retrouver, intacte. Rien n'a changé. Il me regarde toujours de ses yeux noirs, parfaits ; elle est là, prête à me faire bondir, et Elle... C'est comme avant. Je retrouve jusqu'à l'odeur particulière de la fumée de cigarette en ce lieu sacré, jusqu'à l'odeur du café au milieu de la nuit, les livres empilés sur des piles de CD, le son indemne d'un vieux tourne-disque... Sans parler de l'automne qui arrive, du monde qui change de couleur. Je touche et déclenche une invasion, je fais taire le silence autour de moi et l'extase reprend. Une immensité que je n'ai pas pû emporter. C'était magnifique. C'est étrange combien, en s'éloignant du quotidien on se rend-compte combien on y tient, combien il rassure, et combien il est important qu'il existe, ne serait-ce que pour connaitre le bonheur de pouvoir parfois s'en éloigner. Et puis le retrouver. Il y a des jours qui donnent le goût de la liberté, il y a des jours où on retrouve les gens qui manquent continuellement... Le manque demeure pour que la joie perdure. J'aurai raté ma vie le jour où elle ne me manquera plus et quand les larmes viendront à l'heure où elle me rattrapera, imperméable au temps qui passe et inévitable lorsqu'on cherche à là fuir. Rien ne sert de vouloir oublier, on n'oublie pas ce qui nous fait se souvenir. L'échec demeure dans chaque tentative d'évasion perpétuelle. D'un geste délicat, on peut seulement tourner des pages, que l'on aura écrites dans la peine, la joie, la peur ou la démence, sous la pluie ou les larmes, au rythme des obstacles que l'on aura plus ou moins bien surmontés. La vie est une succession d'états psychologiques ponctuels où le futur est l'inconnue. Moi, je veux vivre dans l'air, entre le ciel et la terre. J'immortaliserai chaque état d'un flash ou de quelques mots, indéfiniment. Le temps ne sera jamais perdu. Il sera suspendu, jusqu'à la mort.


J'ai si peur, si peur...

- X -

« Du haut de cette magnifique falaise, des milliers de gens se sont tués parce qu'ils ne voulaient pas être tués, des milliers de gens se sont jetés dans la mort parce qu'ils avaient peur de la mort. Il y a là une logique du paradoxe qui me sidère. »


Navrée je n'ai pas de nouvelles photos, je n'ai même plus d'appareil... Je fais de mon mieux pour régler ça au plus vite. Merci pour les « Joyeux anniversaire », les cartes, les lettres, mails, commentaires, visites etc... Merci. Sans vous... Ce blog serait mort depuis longtemps. Je vous aime.


# Posted on Thursday, 13 September 2007 at 5:03 PM

Edited on Monday, 11 February 2008 at 7:02 PM

. C'était la nuit là plus courte. .

. C'était la nuit là plus courte. .

...Un jour on m'a dit que la vie est belle... .
...Un jour on m'a dit que la vie est belle... .
...Un jour on m'a dit que la vie est belle... .


Pour finir je ne regrette pas ce que j'ai fait. Non. Ce n'était pas sans raison. Je suis moi et je continuerai de l'être. J'ai eu un autre regard sur les choses et c'était bien, mais ce n'était pas le mien.


On cherche à rester nous-mêmes et on cherche le but de notre vie, mais on ne peut le trouver qu'avec des liens qui se créent avec d'autres personnes, et je crois que certains liens existent pour toujours une fois qu'ils sont tissés. Avec le temps et toutes ces rencontres on a l'impression qu'on s'éloigne de notre objectif, alors qu'en fait c'est l'objectif qui se multiplie. On peut avoir plusieurs buts dans la vie. Il y a pleins de belles choses et on se pourrit l'existence à essayer de mettre des priorités, une échelle de valeur, mais ça ne sert à rien. On s'en fout ! Il n'y a pas une ligne à suivre, il n'y en a même pas plusieurs, il n'y a pas de ligne à suivre. La ligne elle se trouve derrière nous et sous chacun de nos pas, mais certainement pas devant. On peut toujours choisir. Le pourquoi et le comment de la vie chacun le construit, ce sont des buts et des rêves et on ne demande à personne de les atteindre, ils sont juste là pour nous guider. J'en ai assez de croire que je me trompe, c'est que dalle on se trompe jamais tant qu'on s'est pas flingués, les erreurs existent mais elles changent juste notre regard sur les choses. Je ne regrette rien. Je suis en vie et je survivrai encore, la vie m'offre maintenant ce qu'il y a de plus beau. Elle a du sens. Et un but. Apprécier chaque chose que je vis. Peu importe ce qu'on fait aux yeux des autres, l'important c'est de le vivre pour quelque chose, que ça ait un sens à nos yeux.

Demain est un autre jour! Restez toujours vous-mêmes, et si vous ne savez pas encore qui vous êtes, agissez toujours sincèrement et vous ne vous tromperez pas. L'important n'est certainement pas de vivre un maximum de choses pour profiter de la vie, mais de n'avoir aucun regret. Je vous souhaite à tous une bonne rentrée, une pensée particulière pour quelques personnes durant cette pause...
Et à bientôt !





# Posted on Sunday, 02 September 2007 at 8:09 PM

Edited on Monday, 11 February 2008 at 7:03 PM

."Mais si nous pleurons nous rouillerons.".

."Mais si nous pleurons nous rouillerons.".


Allons se perdre, les doigts croisés. C'est une soirée ordinaire.
Je diffuse ce que tu reçois: un son malsain, malsain. Tout tombe à l'eau. Simplement comme les stations essence et les gens. Je me souviens des jours dorés quand tout cela était un mystère. Puis tu pouvais écrire une lettre où Dieu t'interdisait de me rendre visite. Tu peux parler du verre sur le plancher, et des cordes qui sont brisées, et je continue à en briser plus et il semble que je tremble mais c'est juste la température. Si j'étais un peu plus vieille je pourrais agir selon mon âge, mais je ne pense pas que tu me croirais. Je ne suis pas si sérieuse, cette passion est un plagiat. Je pourrais rejoindre ton siècle mais seulement dans de rares occasions. J'ai été enlevée avant que les douleurs du travail ne me surviennent et maintenant, avant le pire accident du monde, je suis la fille anachronisme. Et tu peux parler du rouge dans mes yeux, et des contusions sur mes cuisses, et des noeuds dans mes cheveux. Prétendant que je chute. N'appelle pas les docteurs car ils ont déja vu ça avant, ils disent juste "Laissez son accident et brûlez tout ce qu'elle apprendra. L'attention l'encourage." Et tu peux parler du corps plein de coups que je suis désolée d'avoir demandé, tu as pensé que tu avais fait tout ce que tu pouvais, mais je pourrais t'attraper alors ne me touche pas.

Tu commences à croire que tu es immunisé à la gravité et tout ces trucs, ne me rend pas humide parce que les bandages se détacheront tous. Et tu peux parler de la fumée et de son interêt, que l'état actuel est critiquable, je ne crois pas nécessairement qu'il y a une cure à tout ça. Alors je voudrais rejoindre ton siècle mais seulement comme une invitée douteuse, j'ai été si précairement enlevée comme une caesarienne, contemplant les pires accidents du monde.
L'enregistrement passe du bleu à l'or donc je te remercie pour toute ton aide, je sais que tu veux sauter (de joie) partout mais essaye tout de même de te contenir.

Tu me frappais toujours de manière à ne pas y prêter attention mais maintenant tu vas devoir fermer ta gueule ou te battre contre moi... Vous êtes seuls, vous êtes partout, les magazines en vogue ne feront jamais attention à ce qui te tient à coeur, tu es descendu avec les japonaises mais tu n'as aucun droit de t'asseoir ici en disant que j'en abuse. Quand tu dors simplement avec des filles disant qu'elles aiment ta musique. L'erreur t'as rendu si cruel... Alors ne me dis pas ce que je dois écrire, et ne me dis pas en quoi j'ai tort, et ne me dis pas de ne pas référer mes chansons à l'intérieur d'autres chansons. Donc nous voilà sur la voie publique qui est couverte de stands de taco. Pourquoi toutes ces contradictions? Peut-être pour empêcher la surpopulation. Tout ce que je sais c'est qu'à travers la nation, les filles pleurent et les garçons se masturbent. Ne me demande pas pourquoi je suis venue ici, c'est délicat à expliquer. J'avais l'habitude de te faire parler, maintenant je préfererais que tu ne le fasses pas. Je ne sais si tu lis alors que je viens, c'est bien si tu as besoin de la tv pour t'empecher de remarquer que mon esprit devient terne. Quelle est la pire chose qui pourrait arriver? Ne me demande pas ce que je veux de toi, ce n'est pas quelque chose que tu pourrais faire exprès. Et tout ça est encore plus attirant par-dessus ton épaule glacée.


Texte: Extraits de chansons des Dresden Dolls.-
Je pars lundi, merci à tout le monde et à bientôt.
25th.-




Il est à chier le dernier White Stripes je suis dégoutée.




# Posted on Saturday, 25 August 2007 at 7:18 PM

Edited on Monday, 11 February 2008 at 7:03 PM

.Poête quelle sombre élégance....

.Poête quelle sombre élégance....


X

Et ici. Je leur en voulais parce qu'il n'y avait pas d'autre coupable. Je m'en suis lassée. Je crois que je m'en foutais déjà. Vous est-il déjà arrivé de vous lever un matin avec l'impression que votre corps entier va vous lacher? De ne pas vous souvenir de ce que vous avez fait la veille sans pouvoir mettre ça sur le compte des trois misérables bières ingurgitées pour passer le temps pendant la nuit, de sortir de ce lieu dans le nulle part où vous passez la majorité de votre temps d'un seul coup, et de ne pas savoir où vous vous trouviez la seconde d'avant ni ce que vous avez pu dire ou faire? D'être toujours très calme alors que vous passez votre vie révoltée, de ne pas parler alors que vous avez tant de choses à dire, d'avoir cette impression de vivre par habitude, à force de pas ressentir, de faire toutes ces choses parce que vous savez que c'est bon pour vous mais que vous le ressentez jamais, de vous retrouver dans le noir et d'avoir froid tout d'un coup, de vous mettre à pleurer sans aucune raison, vraiment aucune, tout en ressentant un profond besoin de vous vider de ces larmes comme s'il s'agissait de tous les tourments qu'il y a à l'intérieur de vous sans avoir jamais su pourquoi ils étaient là, de repenser à un truc que vous avez dit ou fait, et de voir cette image accelerée dans votre tête qui apparait où vous êtes dans le gris en train de vous foutre en l'air contre un mur, de chasser cette image de peur de vous lever et de vous jeter sur le premier mur à votre portée avec toute la rage du monde, de vous énerver d'un coup alors que pendant des jours vous n'aviez eu aucune réaction, de vous énerver vraiment un truc à claquer par terre tout ce qui se trouve à disposition, comme ça, sans raison, de trembler en pleine nuit parce que depuis des jours vous n'avez rien bouffé, de vous lever et d'aller chercher n'importe quoi à avaler en quantités pas normales, de ne pas dormir pendant des nuits et de vous réveiller un matin à 21h, sans soucis se lever prendre un café, prendre une douche, s'habiller, jusqu'à vous rendre-compte que c'est le soir. D'être profondément dégouté de tout alors que le jour d'avant vous vous extasiez sur n'importe quoi? D'avoir le sentiment d'avoir besoin d'une seule personne pour un lieu où vous déambulez toute la journée, sinon vous vous sentez crever, sachant pertinemment qu'une fois que vous changerez de lieu vous changerez aussi de personne parce que celle d'avant ne change pas de lieu en même temps que vous, alors que vous vous êtes sincèrement attaché à elle, mais que ça se fait tout seul. De vous dégouter, de ne jamais vous rendre-compte des conséquences de tout ce que vous faites, d'avoir envie de rester gosse toute votre vie parce que le monde entier vous emmerde et que vous vous y sentez mal, pas à votre place, et que seuls les gosses sont excusables de choses déplacées qu'ils font ou disent. D'avoir envie de dire tout ça au premier stupide qui vous demande si vous allez bien, et de répondre que oui calmement et avec une conviction dosée justement pour être crédible, de toujours chercher un coupable à blamer histoire de ne pas réellement prendre une lame et d'en finir parce que vous ne pouvez plus supporter de vivre comme ça, de passer votre temps à essayer de controler vos gestes et vos pensées, d'avoir l'impression de devenir complètement cinglée tout en étant absolument sûr de rester lucide, de voir la réalité telle qu'elle est et que personne ne peut voir comme vous parce qu'ils sont normaux et vivent une vie normale, donc banale et pourrie à vos yeux. Juste pour savoir. Je cherche la raison de rester en vie aujourd'hui alors qu'elle change tous les jours.

X

" Chère tempête de neige, si je puis, à si peu de, frais, être l'instrument de ta jouissance, ne te gêne surtout pas, assaille-moi de tes flocons âpres et durs, de tes grêlons taillés comme des silex, tes nuages sont si lourds de rage, j'accepte d'être la mortelle perdue dans la montagne sur laquelle ils déchargent leur colère, je reçois en pleine figure leurs mille postillons glacés, il ne m'en coûte guère et c'est un beau spectacle que ton besoin d'entailler ma peau à coups d'insultes, tu tires à blanc, chère tempête de neige, j'ai refusé que l'on me bande les yeux face à ton peloton d'exécution, car il y a si longtemps que j'attendais de voir du plaisir dans ton regard."


# Posted on Tuesday, 21 August 2007 at 11:47 AM

Edited on Monday, 11 February 2008 at 7:03 PM

. - Nous ne sommes pas pessimistes. Les pessimistes disent qu'il va pleuvoir, nous sommes trempés. - Ah ah! .

.  - Nous ne sommes pas pessimistes. Les pessimistes disent qu'il va pleuvoir, nous sommes trempés. - Ah ah!  .










Dans le noir du venin.

Dans le Bleu de l'absinthe

Chez les putes, chez les saintes.













On m'avait mise en garde il y a longtemps. Lui, il n'a pas tenu sa promesse mais c'est pas grave. Il avait seulement juré. Ca ne vaut rien. Lui non plus désormais. Quant à moi je ne lui dois rien, je lui dédierai seulement ma mort puisqu'il m'a donné la vie. Il me l'a donnée comme ça, comme on fait une promesse, une promesse qu'on ne tient pas. Ce n'était pas nécessaire mais c'était trop tard. Vous me direz c'est toujours trop tard. Maintenant cessons de compter sur les autres pour nous sauver, ils ne le feront pas. Ils ne le peuvent pas. Celui-là compte encore. Il compte sur moi. Moi je l'emmerde mais ça il le sait pas. C'est navrant de ne pas se rendre compte de ces choses là. En attendant je l'aide à soustraire, ça il ne le verra jamais non plus. Ah ah ! Ca non plus ce n'est pas très grave. Amusons-nous un peu, à force de vivre dans la merde on finit par s'emmerder, il faut bien s'occuper un peu de temps en temps.
Comprenez-bien qu'il n'y a rien à comprendre et qu'il n'y a pas de faux-espoirs, il n'y a qu'espoir puis déception. A chaque fois tu craches sur celui-là, qui t'as fait espérer quelque chose que tu ne saurais pas toi-même définir, tu fais chier tout le monde en prétendant que tu ne t'en remettras jamais alors que t'es toujours en vie, grâce à lui rappelons-le, du moins c'est bien ce que tu prétendais. Alors rends-toi compte un peu de l'absurdité de tels propos. Assieds-toi et allume encore une clope. Aspire doucement. Saisis-là elle te nargue, bois-en le fond. Qu'il est bon de sentir cette chaleur au fond de la gorge. Maintenant réfléchis. Etre décue signifie juste grandir. Ca fait mal ça, de concevoir que tous ces cons sont juste plus matures que toi. Lorsqu'on croit que l'on sait tout alors que l'on tombe encore. Allez. Pauvre fille va.

- J'aimerais savoir comment on fait pour être quelqu'un de bien.-

Retenir son souffle. Souffler doucement. Respirer. Un tube d'aspirine. Une bouteille de vodka. Elle est suicidaire c'est sur. Non, elle prétend avoir voulu calmer la migraine. Elle est folle c'est sur. Bon, trouvez lui une case. C'est pas très correct de l'exclure ainsi de votre monde. Votre petit monde de petites cases faites de petits carrés. Votre monde de pixels.

Je me demandais si vous étiez l'une des nombreuses victimes de la censure sur ce cher site depuis quelques temps. C'est désolant de constater la suppression de blogs entiers. Quelle tristesse, tous ces mots envolés. Enfin soit.
Moi je m'en fous, je m'en fous, je m'en fous.


# Posted on Friday, 17 August 2007 at 8:16 PM

Edited on Monday, 11 February 2008 at 7:03 PM