."Il n'y a pas d'erreur plus fatale que de croire que l'Art est la représentation minutieuse de la nature." .

."Il n'y a pas d'erreur plus fatale que de croire que l'Art est la représentation minutieuse de la nature." .


« Etre artiste ce n'est pas seulement créer, c'est vendre ses ½uvres. »

Une prof a dit ça. C'est regrettable je trouve.


Un an. On ne se rend pas compte combien on change en un an. Enfin si, de temps en temps lorsqu'on croise un souvenir, un texte, ou lorsqu'on revoit des gens que l'on cottoyait à une période. C'est étrange. Combien de fois ai-je écrit qu'il ne se passait rien dans cette foutue vie ? Combien de fois ai-je souhaité repousser ces putains de limites qui définissent ce que je suis, mon existence, rencontrer des gens, partir vivre ailleurs, m'évader... Un livre, un film, un CD. Vivre. C'est puéril, voire pathétique, de se rendre compte à dix neuf ans que même quand on pense ne rien ressentir, on ressent le vide, et que le vide c'est quelque chose. Qu'on ne cesse pas d'évoluer et de changer parce qu'on continue de réfléchir et de penser. On ne meurt pas. Ouais. J'irai loin.
J'ai vraiment l'impression que mon cerveau me laisse tomber en ce moment. Je n'invente pas, j'ai l'impression que je n'ai rien à dire. Je n'ai pas d'idées. En fait c'est plutôt moi qui laisse tomber mon cerveau. Ca fait longtemps. Je ne me sens pas bien, on dirait que ce n'est pas moi. Ca ne me convient pas de vivre comme ça, j'ai même plus le temps de fumer, j'ai laché l'ordi, laché ma chambre qui demeure toute rangée, j'aime pas mais j'ai même pas le temps d'y foutre le bordel, longtemps que j'ai pas foutu un CD avec le son à fond, passé une nuit sur MSN, rien qu'une nuit. Je dors trop en fait. Le sommeil c'est important. Quand je dors trop, je divague moins, je suis plus concentrée sur ce que je fais et ca va pas. Le temps passe vite en fait.
Puis faut toujours penser au lendemain ouais, les travaux en groupe ça me fait trop chier aussi j'aime bien être tranquille à travailler comme je veux, la nuit, mais nan faut qu'on me colle pendant les heures où normalement je vais boire mon café et fumer ma clope. Que je me tape la bibliothèque.
C'est quelque chose les bibliothèques. Un endroit pleins de vérités, partout des livres, des histoires, des théories, partout des gens. Et le calme. Le calme des bibliothèques ça me stresse franchement. Moi je lis un livre je suis en transe sur des phrases tellement c'est bien foutu et pourtant dans les bibliothèques, y'a pas de vie on dirait. Ouais bref. Je n'ai strictement rien à raconter si ce n'est que je peux déjà vous dire que dans moins d'une semaine je vais péter un cable comme on dit. La vie est trop controlée. Trop à heures fixes, trop comme il faut, obligé de dormir la nuit, de se lever le matin, de penser à tout ce qu'il faut prendre pour la journée, pas le temps pour le café le matin... Rien que pour arriver à l'heure il faut calculer.
Et quand tu rentres, faut repartir. La vie va trop vite pour moi. Mais je ne stoppe pas ce quotidien. Je pourrais rentrer le soir et ne plus bouger, mais le fait est que ne plus penser des fois, à certaines choses, à certains gens, à certains bouts de vie, c'est pas si mal. Je n'oublie rien moi non plus, je ne peux pas, je ne veux pas. A court terme c'est bien. Mais plus rien n'est pareil ouais, tout a changé. En presque deux ans. En un an. En six mois.

Article à chier, je sais, mais ça fait du bien de foutre mon bordel quelque part. Qui a vu Sin City? Excellent film enfin je trouve. Vraiment superbe. Merci à Toi, pour hier, pour ce film, et Joyeux anniversaire à ma princesse même si maintenant qu'il est minuit passé ce n'est plus le bon jour... J'avais envie.


Word Up.


"Le meilleur des artistes n'a jamais d'idée
Qui ne soit pas renfermée dans un bloc de marbre,
Cachée sous son écorce; mais pour l'atteindre,
Il faut que la main obéisse à l'intellect."




# Posté le jeudi 04 octobre 2007 18:25

Modifié le lundi 11 février 2008 18:59

. Est-ce que quelque chose peut avoir toujours existé?.

. Est-ce que quelque chose peut avoir toujours existé?.


"Combien le monde a de valeur, son plus petit fragment doit aussi le révéler - voyez l'homme, vous saurez alors ce que vous avez à attendre du monde."

Friedrich Nietzsche.

Je me demande s'il existe quelque part quelqu'un qui soit tout comme nous, du moins assez pour comprendre les questions qu'on pose. Quand je ne sais pas trouver de réponse satisfaisante à mes conneries, je demande l'avis de divers gens qui m'entourent, juste pour voir. Etant particulièrement affligeante en ce moment pour trouver des idées intéressantes, j'ai pensé que ce serait bien de voir des gens. Et puis ce fût la rentrée. Donc je me suis retrouvée avec plusieurs personnes bien sympathiques -ça ne durera pas très longtemps, peu vont en cours. Comprenez, finallement ce n'est pas sept mais quinze heures de cours par semaine: situation critique pour la jeunesse assistée. Passons. Je me questionnais sur notre existence. Oui je sais. Mais mise à part notre petite vie bien inintéressante, à quoi on sert ? Faire perdurer la race humaine? Comprendre nos origines? Evoluer? Laisser une trace pour les générations futures? J'ai fait un sondage. Oui je n'ai que ça à foutre. La conclusion de mon sondage c'est : Je suis étrange avec mes questions. C'est une réponse. En fait s'interroger, c'est se compliquer la vie. Une fois tout de même, la réponse c'était que nous tournons en rond, et qu'il n'y aura jamais de réponse concrète. Donc on ne sait pas quel est le but de l'humanité. C'est vrai qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter. Nous vivons sans savoir pourquoi. Mais l'Homme est intelligent. L'Homme progresse, l'Homme est supérieur à toutes les espèces. Et surtout: l'Homme espère. Oui l'Homme a de l'espoir, l'espoir de quoi? Je ne sais pas. Je ferai un autre sondage tiens. Ah ah. Enfin bref. Ce n'est pas que je trouve les gens cons ou que je me sente supérieure à l'humanité entière, pas du tout, mais vraiment je suis désesperée des fois. Pourquoi ça n'intéresse pas les gens de savoir quel est le but de la vie, au-delà de là leur? Je ne comprends pas comment on peut vivre sans savoir pourquoi. Même si on n'a pas d'idée de réponse se poser la question c'est important quand même! Enfin j'en sais rien. C'est à croire que non, on vit parce qu'on vit, on a l'intelligence, on évolue, on progresse, il y a un trou dans la couche d'ozone, la planète se réchauffe, on fait la guerre pour la paix, Sarkozy gouverne... Tout va bien. L'important c'est de voir le monde à notre niveau, c'est-à-dire tellement loin qu'un jour on se demande pourquoi on ne se rend pas compte que la terre est de forme circulaire quand on regarde au loin. Question fondamentale et existencielle. Il y a vraiment des jours, vaut mieux même pas se lever. Mais dans tous les sens du terme, particulièrement aujourd'hui d'ailleurs. Parfois j'en ai marre de vivre dans ce merdier. Pas marre de vivre, mais marre du décor. Je me demande à quoi ça sert, et je n'ai toujours pas de réponse, à quoi bon évoluer? A l'échelle mondiale l'évolution fait plutôt peur je trouve. On bouffe de la merde, on crève de maladies bizarres, la science avance, oui, mais jusqu'où doit-elle avancer? Il y a beaucoup de choses qui font peur. Et à l'echelle de notre propre vie, on se demande à quoi ça sert de trouver des réponses. Pas à se compliquer la vie non, c'est fondamental, mais si ça n'apporte qu'à moi-même ça n'a pas d'interêt. J'ai cherché le but de ma vie, je l'ai trouvé, j'ai cherché ma place, je ne l'ai jamais trouvée. Mon but est utile peut-être mais ça ne tient pas dans ce monde là.



[Je suis navrée d'avoir autant tardé ici, manque de temps et de tout le reste. La vie toute réglée a repris son cours mais absolument rien ne fonctionne, je gagne du temps sur la vie mécanique... Tout s'accumule et tout m'emmerde.]






# Posté le lundi 24 septembre 2007 14:14

Modifié le lundi 11 février 2008 18:59

.Qui es-tu? .

.Qui es-tu? .

X

Septembre. Mois du renouveau. Il pleut. Il pleut enfin de la vraie pluie, celle qui a le parfum de l'automne. Celle qui mouille les feuilles au sol et les cahiers neufs, celle qui tombe très fort et laisse des soirées paisibles, paisibles... Il semble que je sois la seule à adorer la rentrée, ce fut un choc de l'apprendre. Certes je suis encore en vacances mais tout de même! C'est la même chose, sachez que je là vis avec vous. Oui oui. Les gares noires de monde aux heures de pointe, les rues désertes la journée, les magasins, les salles de cinéma vides de gens... Dieu que c'est agréable! La meilleure période de l'année, je vous le dis! Seule sous la pluie au milieu de la ville aérée... La grande vie.
Bientôt ce sera mon tour de retrouver les choses obligées à heures fixes... Heureusement, je viens de me souvenir que je n'aurai pour l'instant que la moitié du nombre d'heures de cours, soit sept heures par semaine - à peu près. Allons, ne me haïssez point de la sorte, je n'écris pas cela pour vous désespérer, pas du tout ! C'est pour vous encourager dans votre voie et à vous inscrire à la fac au plus vite. Ah ah! C'est drôle comme tout.

Ma petite s½ur grandit. Ca en revanche c'est tout à fait intolérable. J'aimerais savoir à quoi ça sert que les enfants grandissent. Franchement c'est triste. J'ai envie de partir, plus que jamais. Si ce n'était pas aussi bon de vivre ici en ce moment je m'en irais, vraiment. Je n'ai plus envie de tout ça, je veux partir et voir des choses, des gens auxquels je serai incapable de me lier de toute facon, je crois que ma place est quelque part dans le nulle part, toujours ailleurs. Un jour je là trouverai et déjà il faudra partir pour là garder. Ce sera bien.

X

Je tiens à dire que l'album des Fields est une merveille, vraiment. La musique au moins autant que le livret du CD, tout bien fait, superbe.
Je ne parle pas du dernier Amélie Nothomb.



« L'espace libère de tout. Il n'est aucun tourment qui résiste à l'éparpillement de soi-même dans l'univers. Le monde serait-il si grand pour rien ? La langue dit juste : déguerpir, c'est se sauver. Si tu meurs, pars. Si tu souffres, bouge. Il n'y a pas d'autre loi que le mouvement. »

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# Posté le lundi 17 septembre 2007 13:30

Modifié le lundi 11 février 2008 19:02

."Tu as vraiment des yeux exceptionnels. Ca me donne envie de te les crever." .

."Tu as vraiment des yeux exceptionnels. Ca me donne envie de te les crever." .



Les yeux clos, dans le lointain d'une nuit enfin ensomeillée, j'y pense encore. Combien étions nous ce jour là? Combien de rêves encore ne ferai-je pas? Est-ce qu'il m'est possible de comprendre la souffrance d'autres gens? Je sais encore ce que ça fait d'aimer la vie, je sais combien de jours m'éloignent encore de la mienne, et combien je là désire. Et comme il est bon aujourd'hui de là retrouver, intacte. Rien n'a changé. Il me regarde toujours de ses yeux noirs, parfaits ; elle est là, prête à me faire bondir, et Elle... C'est comme avant. Je retrouve jusqu'à l'odeur particulière de la fumée de cigarette en ce lieu sacré, jusqu'à l'odeur du café au milieu de la nuit, les livres empilés sur des piles de CD, le son indemne d'un vieux tourne-disque... Sans parler de l'automne qui arrive, du monde qui change de couleur. Je touche et déclenche une invasion, je fais taire le silence autour de moi et l'extase reprend. Une immensité que je n'ai pas pû emporter. C'était magnifique. C'est étrange combien, en s'éloignant du quotidien on se rend-compte combien on y tient, combien il rassure, et combien il est important qu'il existe, ne serait-ce que pour connaitre le bonheur de pouvoir parfois s'en éloigner. Et puis le retrouver. Il y a des jours qui donnent le goût de la liberté, il y a des jours où on retrouve les gens qui manquent continuellement... Le manque demeure pour que la joie perdure. J'aurai raté ma vie le jour où elle ne me manquera plus et quand les larmes viendront à l'heure où elle me rattrapera, imperméable au temps qui passe et inévitable lorsqu'on cherche à là fuir. Rien ne sert de vouloir oublier, on n'oublie pas ce qui nous fait se souvenir. L'échec demeure dans chaque tentative d'évasion perpétuelle. D'un geste délicat, on peut seulement tourner des pages, que l'on aura écrites dans la peine, la joie, la peur ou la démence, sous la pluie ou les larmes, au rythme des obstacles que l'on aura plus ou moins bien surmontés. La vie est une succession d'états psychologiques ponctuels où le futur est l'inconnue. Moi, je veux vivre dans l'air, entre le ciel et la terre. J'immortaliserai chaque état d'un flash ou de quelques mots, indéfiniment. Le temps ne sera jamais perdu. Il sera suspendu, jusqu'à la mort.


J'ai si peur, si peur...

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« Du haut de cette magnifique falaise, des milliers de gens se sont tués parce qu'ils ne voulaient pas être tués, des milliers de gens se sont jetés dans la mort parce qu'ils avaient peur de la mort. Il y a là une logique du paradoxe qui me sidère. »


Navrée je n'ai pas de nouvelles photos, je n'ai même plus d'appareil... Je fais de mon mieux pour régler ça au plus vite. Merci pour les « Joyeux anniversaire », les cartes, les lettres, mails, commentaires, visites etc... Merci. Sans vous... Ce blog serait mort depuis longtemps. Je vous aime.


# Posté le jeudi 13 septembre 2007 17:03

Modifié le lundi 11 février 2008 19:02

. C'était la nuit là plus courte. .

. C'était la nuit là plus courte. .

...Un jour on m'a dit que la vie est belle... .
...Un jour on m'a dit que la vie est belle... .
...Un jour on m'a dit que la vie est belle... .


Pour finir je ne regrette pas ce que j'ai fait. Non. Ce n'était pas sans raison. Je suis moi et je continuerai de l'être. J'ai eu un autre regard sur les choses et c'était bien, mais ce n'était pas le mien.


On cherche à rester nous-mêmes et on cherche le but de notre vie, mais on ne peut le trouver qu'avec des liens qui se créent avec d'autres personnes, et je crois que certains liens existent pour toujours une fois qu'ils sont tissés. Avec le temps et toutes ces rencontres on a l'impression qu'on s'éloigne de notre objectif, alors qu'en fait c'est l'objectif qui se multiplie. On peut avoir plusieurs buts dans la vie. Il y a pleins de belles choses et on se pourrit l'existence à essayer de mettre des priorités, une échelle de valeur, mais ça ne sert à rien. On s'en fout ! Il n'y a pas une ligne à suivre, il n'y en a même pas plusieurs, il n'y a pas de ligne à suivre. La ligne elle se trouve derrière nous et sous chacun de nos pas, mais certainement pas devant. On peut toujours choisir. Le pourquoi et le comment de la vie chacun le construit, ce sont des buts et des rêves et on ne demande à personne de les atteindre, ils sont juste là pour nous guider. J'en ai assez de croire que je me trompe, c'est que dalle on se trompe jamais tant qu'on s'est pas flingués, les erreurs existent mais elles changent juste notre regard sur les choses. Je ne regrette rien. Je suis en vie et je survivrai encore, la vie m'offre maintenant ce qu'il y a de plus beau. Elle a du sens. Et un but. Apprécier chaque chose que je vis. Peu importe ce qu'on fait aux yeux des autres, l'important c'est de le vivre pour quelque chose, que ça ait un sens à nos yeux.

Demain est un autre jour! Restez toujours vous-mêmes, et si vous ne savez pas encore qui vous êtes, agissez toujours sincèrement et vous ne vous tromperez pas. L'important n'est certainement pas de vivre un maximum de choses pour profiter de la vie, mais de n'avoir aucun regret. Je vous souhaite à tous une bonne rentrée, une pensée particulière pour quelques personnes durant cette pause...
Et à bientôt !





# Posté le dimanche 02 septembre 2007 20:09

Modifié le lundi 11 février 2008 19:03