.Souvenons-nous... Que bêtes et gens naissent pour, un jour, Exhaler leur pestilence..

.Souvenons-nous...  Que bêtes et gens naissent pour, un jour, Exhaler leur pestilence..

De mutilation
En soustraction
Agnus Dei
Te voir en chair
J'en perds la tête

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« Ce jour là, pour la première fois depuis très longtemps, je pleurai. Malgrè moi, je versai des larmes de rage sur ces êtres, sur la vie et l'amour, et des larmes plus calmes, pour moi-même, qui vivais parmi ces gens-là comme si j'avais été sur une autre planète, sur moi qui ne comprenais pas la vie, qui étais assoifé d'amour et devais cependant le redouter . »



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De mutilation
En génuflexion
Excommuniée
J'ai les pieds et
Les poings liés





"D'étranges rêveries comptent mes nuits D'un long voyage où rien ne vit D'étranges visions couvrent mon front Tout semble revêtu d'une ombre L'étrange goût de mort S'offre mon corps Saoûle mon âme jusqu'à l'aurore L'étrange Ligeria renaît en moi De tout mon être je viens vers toi..."


Ce qui est le plus regrettable, c'est de se dire que c'est humain. Est-ce qu'il est normal de se consoler de ce que l'on trouve pitoyable en se disant que la personne est juste humaine ? Alors qu'on l'est aussi. Avant ça me faisait peur, maintenant je me lève tous les jours en regrettant de faire partie d'une espèce qui me dégoûte à ce point. Je voudrais seulement pouvoir expliquer que tout ce que je méprise je le retrouve en moi-même, avant tout et surtout avant de le mépriser. J'écris souvent des choses ici d'un trait parce que j'ai besoin d'écrire sur le moment, rares sont les articles préparés en plusieurs heures ou sur plusieurs jours, mais je ne regrette aucune ligne publiée ici, je les pense toutes, et pour ce qui me semble à l'évidence être de l'ironie plus que de la prétention, il s'agit du regard que l'on me porte et auquel j'adhère de temps en temps par dérision et par résignation. Que cela amuse certaines personnes de tout prendre au pied de la lettre, ce n'est pas mon problème. On fait tous des erreurs, ça c'est humain et c'est ainsi qu'on apprend, chacun en retient ce qu'il souhaite et fait ce qu'il peut pour s'accrocher à la vie, et quand on voit ce qu'elle offre par moments je trouve ça remarquable et respectable, plus que de se tirer une balle dans le crâne ou de vivre en oubliant tout y compris la valeur de la vie. Je ne prétendrai jamais être au dessus de tout le monde, je suis comme tout le monde, humaine, et c'est bien ça le problème. Tant que les gens me décoivent ou me dégoutent j'en suis au même point sur moi-même. Je pense que les gens valent la peine parfois, mais je trouve ça triste de me surprendre à le penser. Parfois après de mauvaises expériences on se méfie, ce n'est pas par choix et en tant qu'humain ce serait triste de tout rejetter en bloc parce que telle ou telle chose nous rappelle de mauvais souvenirs. Ce que l'on garde à l'esprit c'est juste qu'il ne faut pas faire deux fois les mêmes erreurs, garder toujours une distance lorsqu'il s'agit des relations humaines, je crois que c'est préférable, et c'est justifié, on vit tous des choses difficiles à accepter, tourner des pages est parfois difficile, tourner des pages blanches ou vides de sens encore plus. Mais je trouve ça beau de pouvoir garder en mémoire des souvenirs de choses merveilleuses, de se dire que la vie n'est pas seulement pourrie, que les gens encore moins et d'avoir la preuve de temps en temps qu'on existe aussi pour ces gens là, et que ce sont les seuls qui méritent d'exister pour nous tout en s'attachant à tous ceux qui ont pu nous toucher réellement quelque part dans un corps que l'on avait cru vide de tout. Parfois on se trompe sur des personnes et ce n'est que des mois plus tard qu'on s'en apercoit, faute de dialogue à l'origine, alors que ça a eu tout un impact sur tout ce qu'on a vécu ensuite. C'est au même moment qu'on vous fait des reproches sur votre comportement, que l'on essaye de vous blesser, ce soir particulièrement, alors je ne vois pas comment je pourrais regretter quoi que ce soit lorsque je vois ce que des gens sont capables d'écrire, je me rends compte qu'on a tous un parcours derrière nous, mais que les gens qui en valaient la peine on ne les perd jamais. Ceux qui sont fait pour être ensemble finissent toujours par se retrouver.

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De mutilation
En extrème onction
Agnus Dei
Moi l'impie
Je suis saignée aux quatre veines

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# Posté le mardi 06 novembre 2007 20:59

Modifié le lundi 11 février 2008 18:55

. Je pouvais écrire alors que je voulais hurler. Lui, il a voulu écrire alors qu'il pouvait hurler. A ce moment là j'ai décidé dans ma tête que j'allais le faire souffrir. Il m'a dit qu'il serait toujours auprès de moi. J'ai regardé autour de moi, en souriant parce que ça me faisait rire, et je lui ai assuré que je ne le voyais pas. Encore et toujours des mots..

. Je pouvais écrire alors que je voulais hurler. Lui, il a voulu écrire alors qu'il pouvait hurler. A ce moment là j'ai décidé dans ma tête que j'allais le faire souffrir. Il m'a dit qu'il serait toujours auprès de moi. J'ai regardé autour de moi, en souriant parce que ça me faisait rire, et je lui ai assuré que je ne le voyais pas. Encore et toujours des mots..

"... Sur le miroir du temple, la face des vivants s'enténèbre ou s'efface. Le fidèle qui, sur le départ, s'y regarde, se voit, non tel qu'il est, mais tel qu'il sera quand il aura quitté la lumière du soleil pour gagner le pays des morts..."

X

Ce n'est pas compliqué. On est là. Un jour on nait, on ne s'en souvient pas c'est juste que c'est écrit sur notre carte d'identité. Les premières années de notre vie on n'est pas foutus de s'en souvenir pour toujours, il parait que c'est ça l'innocence : l'inconscience. Freud dit qu'on a de drôles de pensées à ce moment là, Freud a raison, les choses devaient être drôles pour qu'on ne s'en souvienne pas. Ensuite on grandit, on construit des rêves selon ce qu'on vit, des gens ont fait les choix nécessaires à notre place, c'est bien, on aura un coupable si tout part en couille. Tout part en couille, il ne reste plus grand-chose et même les coupables ont disparu. Un imprévu qui pose problème. Il ne reste que nous dans un petit monde dépourvu de tout ce qu'on croyait avoir. Et nous sommes toujours en vie. Un jour on se rend compte qu'en fait on n'a rien perdu, rien n'était réalisable, même l'illusion est devenue l'illusion, et puis un soir on se retrouve seul dans une pièce vide avec cette conviction qu'on ne s'en sortira pas, tout simplement parce qu'il n'y a pas de sortie. Même la mort n'en est pas une, la mort n'est rien. Personne ne sait ce que c'est que de mourir, c'est juste inévitable, et exploitable donc exploité. La matérialisation d'un compte à rebours commencé alors qu'on n'était pas encore en vie, mais pas morts non plus, juste inexistants. C'était le meilleur moment pour mourir. La mort est la conception de notre propre vie, elle lui donne son sens, nous rend conscient de sa fragilité, de sa valeur, elle a le visage de notre putain d'existence, de nos peurs, de nos doutes et de nos angoisses. Un raisonnement par l'absurde. Quand on est gosse on a peur de tout parce qu'on ne connaît rien, de la mort parce que les gens autour en ont fait un monstre, reflet de leur existence pourrie comme le monde qu'ils nous offrent. Et on apprend. On grandit, on se rend compte de ce qu'on a à perdre, finalement la mort représente notre peur et lorsqu'on commence à avoir peur de la vie, elle devient une sorte d'espoir, un miroir de ce qu'on pourrait atteindre sans qu'on ne trouve jamais l'origine de l'image qui apparaît. On a en face de nous un reflet, ce ne sont plus des rêves ni des buts, c'est juste le sens de la vie qui n'apparaît que lorsqu'on n'a plus rien à pleurer, juste tout à reconstruire. Alors on cherche. On veut toucher. Atteindre cette image qui apparaît. Et ce n'est qu'une surface lisse et froide. L'image se trouve derrière nous et notre corps s'interpose entre elle et son reflet, nous sommes un noir, une masse sombre et vide entre la vie et la mort, juste une ombre, et quand on comprend ça il n'y a plus qu'à s'écarter de la trajectoire, on cherche quelque chose, une faille, une ouverture, mais il n'y a rien. Il n'y a plus rien depuis longtemps, même pas quelqu'un, des bras qui se tendent pour abriter nos visages larmoyants, nos corps si pleins d'un espoir transparent... Rien. Des corps, des masses sombres et vides comme nous et plus ou moins conscients de l'être, coincés entre deux espaces pour n'avoir pas compris assez vite que rien n'est jamais acquis, qui ont laissé les plus belles choses s'échapper à force de vouloir toujours davantage. Alors qu'ils avaient tout.


"Par son intrusion dans le monde, la puissance de la mort jouit d'une visibilité toute particulière: sans visage, sans visibilité humaine, elle s'offre cependant au regard humain avec un semblant de visage, - le masque effrayant d'une humanité déformée où se lit sa propre efficience: "cette face se présente moins comme un visage que comme une grimace."

# Posté le dimanche 28 octobre 2007 15:37

Modifié le lundi 11 février 2008 18:55

.J'avais envie de lui dire que sa prose me faisait penser à la mienne quelque part dans le passé, que tout ce qu'il faisait me faisait penser à moi-même. Qu'il me faisait vraiment pitié plus que quiconque. Que si je le pouvais je lui cracherais dessus et je l'insulterais, que je voulais voir ce spectacle comme ça, pour contempler et me descendre encore plus bas dans mon estime. .

.J'avais envie de lui dire que sa prose me faisait penser à la mienne quelque part dans le passé, que tout ce qu'il faisait me faisait penser à moi-même. Qu'il me faisait vraiment pitié plus que quiconque. Que si je le pouvais je lui cracherais dessus et je l'insulterais, que je voulais voir ce spectacle comme ça, pour contempler et me descendre encore plus bas dans mon estime. .


Les gens ne se rendent pas compte de ce qu'ils disent. Hier quelqu'un m'a dit que je suis méchante. Ah ah! Méchante... Il y a des gens qui se croient tellement importants pour moi qu'ils s'imaginent que mon comportement avec eux peut être consideré comme un truc qui me définit. C'est grave ça. Je vous informe qu'il y a parmi vous un nouveau lecteur, une personne charmante. Ah, il a fouillé dans mes affaires pour trouver quelque chose qui pourrait l'éclairer sur mon comportement avec lui, qu'il a jugé instable je crois. Incompréhensible quoi, pour quelqu'un sans neurones. Ca à la limite je le concois. Je ne suis pas méchante, je suis impitoyable, c'est différent. Je suis pour la justice et la paix. Parfaitement. Ma justice et ma paix. Ah, c'est sur, c'nest pas à l'avantage de tout le monde. D'ailleurs je devrais écrire un livre, comme on me l'a si souvent conseillé. Je devrais écrire un code pénal, qui porterait mon nom évidemment, quitte à passer pour une personne extrêmement prétentieuse autant aller au fond des choses, c'est vrai quoi. Je fais rarement les choses à moitié vous savez. Il n'y a pas de juste milieu, il y a les gens géniaux, et les demeurés. Ceux qui agacent, et ceux qui m'agacent. Le juste milieu là dedant, c'est moi, oui, moi seule. Cela dépend de qui est en face de moi, mais c'nest pas moi qui change, c'est leur idée de moi. Ah ah, je suis une illusion, c'est drôle comme tout. En tous cas il y a des gens qui comprennent que pour que je les aime bien il faut attirer mon attention, de n'importe quelle façon, mais se démarquer. Ce qu'ils ne comprennent pas c'est que pour comprendre ça, il faut que je leur en laisse le temps, et donc déjà avoir attiré mon attention au départ! Pas assez de neurones je vous dis. Enfin, je ne peux pas leur en vouloir, c'nest tout de même pas de leur faute, mais qu'on ne vienne pas me dire ensuite que je suis méchante, c'est faux et je me sens offensée. Terriblement. D'ailleurs j'ai pleuré. Enfin, tout ça pour informer notre nouveau lecteur que c'nétait pas la peine de se donner tant de mal pour au final conclure que je suis méchante: j'avais prévenu de tout ça. Mais bon. C'est vrai qu'il y a eu une certaines écoute au fond, pour trouver l'adresse de mon blog, j'imagine qu'il y a eu une extrême attention.

Enfin bref. Hier aussi quelqu'un d'autre m'a dit que j'irai loin et qu'il allait me suivre de très près. Ah ah! Me suivre. Je voudrais voir ça. D'ailleurs il est parti sur ces mots. Je sais, c'était une image et puis cette personne a sans doute une vie à coté de ma petite personne, c'est étonnant certes mais j'ai trouvé que c'était un beau geste, partir sur ces mots pour qu'ils fassent plus grand effet, c'était un beau calcul. Disons une sorte de symbôle. Ca m'a fait sourire.
Mais les gens ne se rendent pas compte. J'irai loin. Ca veut dire quoi aller loin? Dans ce monde de merde. Me dire que j'irai loin c'est comme me dire qu'on m'emmerde. Franchement j'aimerais autant qu'on me le dise carrément, histoire que je trouve quelque chose de méchant [ben oui] à rétorquer et que ce soit justifié à leurs yeux. Mais non.


Moi je veux juste qu'on me foute la paix, qu'on me laisse fumer mes clopes tranquillement, déjà qu'il faut que j'aille dehors dans le froid pour ne pas gêner avec ma fumée, et que pour ça je risque de m'enrhumer, si en plus je dois me taper des regards de sympathie et des textos me disant que je suis méchante, là non. Si ça continue je vais arrêter de fumer, merde. Qu'on me jette de telles vérités c'est insupportable surtout venant des gens qui essaient de me faire croire qu'ils me comprennent... Ah ah! C'est dingue. Enfin... Arrivé à un certain stade de la connerie je crois qu'il vaut mieux en rire, j'ai failli arrêter mon blog rendez-vous compte un peu. Oui ça me gênait qu'on puisse lire mes pensées les plus profondes [...] en me connaissant personnellement, moi, personne si intéressante. C'est désagréable pour tout le monde, moi j'ai l'impression d'insulter ces personnes, qu'elles puissent lire et se rendre compte qu'elles sont presque aussi minables que moi mais qu'elles ne m'arriveront jamais à la cheville, j'ai mal pour elles. En même temps que l'on ait besoin de lire ce blog profondément minable de même pour s'en rendre compte, surtout que je le dis textuellement! Ca me fait mal à moi. Mais bon, les gens préfèrent croire que je suis prétentieuse et méchante plutôt que de croire que je ne les aime pas, alors que je ne sais pas mais franchement ça revient au même. C'est illusoire. Mais les gens sont trop occupés à se demander ce qui cloche chez moi pour se rendre compte que c'est eux le problème, à mes yeux évidemment. Ils se normalisent, c'est dommage hun? Ben non. C'est normal.




# Posté le mercredi 24 octobre 2007 14:48

Modifié le lundi 11 février 2008 18:58

. « Nous rêvons d'un langage sans paroles qui dise l'inexprimable et représente l'indicible ».

. « Nous rêvons d'un langage sans paroles qui dise l'inexprimable et représente l'indicible ».
Cantat Libre. C'est une nouvelle à la hauteur de la semaine qui commence. Ouais c'est injuste dans un sens, mais Dieu que c'est bon! On n'y peut rien, on est content, aussi terrible soit l'autre part de l'histoire... On ne l'a pas oubliée, on voit le bon coté des choses, nuance. Ah ah.
Je crois qu'hier était le seul jour de la semaine où je serais allée en cours, l'actualité est sympathique en ce moment. Ou alors c'est moi qui vois les choses bizarrement. Hier je suis allée en cours et une prof que je trouve parfaite a dit quelque chose de parfait, de parfaitement clair et logique. Elle a dit: "Toutes les questions doivent-elles être résolues?" [Néant dans la salle] "Non mais répondez à celle çi! Bon, ce qui est important c'est de se poser des questions, l'art fait se poser des questions, la vie est mouvement et y répondre ce serait figer une réalité qui n'a pas à l'être."

C'est bien hun? Moi je trouve ça génial, il fallait que je le dise. Ca semble simple mais lorsqu'il n'y a personne pour le dire, tu finis par en douter. En tous cas c'est exactement ce que j'avais besoin d'entendre. Elle parlait d'un artiste en particulier, c'est dans ces moments là que je reprends pleinement conscience de l'importance de l'art dans la vie. Dans la mienne en tous cas. Les plus grands artistes sont de grands philosophes, ils surpassent les philosophes à mes yeux. Ils mettent en pratique et rendent concrètes des idées qui restent souvent conceptuelles, ils illustrent la vie en quelque sorte. C'est excellent des jours comme ça. Le fait que ce soit sans doute le seul de la semaine où j'aurais à écouter tout ça, ça met la journée d'hier encore plus en valeur. Ouais.
Par contre il y a vraiment des cours chiants. C'en est à tel point que je me mets à fixer les petites étiquettes blanches collées sur les tables des amphis. Dessus il y a des noms avec la date de naissance de la personne et ça indique les années soixante. Ca a du servir pour les examens il y a au moins vingt-cinq ans et personne ne les a enlevées. Je me mets à imaginer tout l'amphi pleins des gens des étiquettes, absents depuis vingt-cinq ans, et je me demande ce qu'ils sont devenus. A nous on nous dit qu'on n'a pas d'avenir. A chaque fois je pars là dedant pendant ce cours, ça me perturbe le cerveau.

En tous cas l'actualité sportive elle est sympa aussi en ce moment! Il y a trois jours on leur aurait volontier remis la légion d'honneur aux rugbymans et maintenant ils sont responsables de tous le malheurs du monde! Ca doit être bien d'être rugbyman. Leur vie change totalement de direction en si peu de temps... Ouais. Non. Ca les rend humains finalement.


- A ton étoile -


- Photo: Youhou! Ouais mais c'nest pas la mienne on me l'a prétée.


# Posté le mardi 16 octobre 2007 12:21

Modifié le lundi 11 février 2008 18:59

. "Irrité et chargé comme je l'étais déjà, ce fût l'éclatement de la dissonance fatale et la preuve que je ne devais pas être là.".

. "Irrité et chargé comme je l'étais déjà, ce fût l'éclatement de la dissonance fatale et la preuve que je ne devais pas être là.".












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C'est juste des jours où tout ça me manque, tellement, tellement... Souvent je deviens calme, mais le vrai calme, un peu comme la serénité. Plus de chaos dans ma tête, plus rien. Ca m'énerve, j'ai l'impression que c'est tout vide et que je deviens vide et que je finirai par vraiment me calmer, et que si je n'ai plus mes tas de conneries dans ma tête je ne sers plus à rien. C'est con de se dire ça alors que je ne servais déjà pas à grand-chose avant. Mais même. J'y tiens à mon bordel.

Et d'un seul coup tout revient, tout, sans prévenir. J'ai envie de détruire tout ce qui m'entoure, comme si d'un seul coup je me souvenais de tout comme si ça venait d'arriver. Je prends un plaisir particulier à faire mal autant que j'ai mal alors que c'est profondément désagréable. Je ne supporte plus les gens qui sont là, à attendre que je leur dise ce qu'ils voudraient entendre, à attendre quelque chose de moi, tout ce que je veux c'est leur prendre tout ce qu'ils peuvent me donner quand j'en ai envie et partir ensuite, ouais, disparaître. Je le fais, mais on me rattrape. Je fais mal mais les gens sont tellement pervers qu'ils en redemandent. J'en redonne parce que je suis pire qu'eux. Ca n'a plus rien d'agréable alors je ne prends plus rien. Je me déplace d'un point à un autre avec des gens dont j'oublie aussi vite le nom. Ca m'est égal. Peut-être ne leur ai-je même pas demandé. Je lis, autant que le temps me le permet, je voudrais toujours lire, me plonger dans des histoires, connaître tout du narrateur alors que les autres gens de l'histoire ne le connaissent pas, je voudrais que tout le monde sache combien j'en ai marre, combien j'ai peur, combien je me sens mal au milieu de tout ça, sans avoir à le dire et sans avoir à expliquer pourquoi. Je ne m'explique plus et ça en devient attrayant pour les autres, et plus je souhaite être seule, plus je le dis violemment, et plus on me colle, on me questionne, on veut comprendre. Comme c'est drôle. Comme je m'amuse de ce spectacle, comme j'aime raconter n'importe quoi puis expliquer que non c'est des conneries, puis dire quelque chose de vrai, et qu'on ne sache plus si je déconnais ou pas. J'aime brouiller, fuir, me laisser rattraper, fuir vraiment, et être seule après avoir bien foutu le bordel dans leur cerveau qui n'arriveront jamais à me suivre. J'aime me sentir au dessus de tout le monde alors que j'ai si peu d'estime pour moi-même, j'aime parce que ça personne ne le sait.

Je n'ai jamais eu autant conscience du mal que j'ai pu faire parce qu'aujourd'hui je subis la même chose, on me donne ce dont je n'ai plus besoin, je me détruis à le fuir, je me détruis à le prendre pour mieux cracher dessus ensuite lorsque subitement je prends conscience que ça m'encombre, que je n'en veux que lorsque ça m'arrange, je me détruis à faire mal, à voir ce que je deviens, et je ne me suis jamais sentie aussi intouchable, désirable et invulnérable. Libre. Pas libérée mais libre. Quelque part j'ai toujours cette impression d'être seule, enfermée dans une façon de penser qui ne correspond pas à ce qui m'entoure, à ce que le monde d'aujourd'hui vit et propose... Je ne sais pas comment expliquer. Les préoccupations des autres ne sont pas les miennes, je ne souhaite plus qu'on me comprenne, c'est absurde de souhaiter une telle chose alors que je me sens profondément en marge de tout, je saisis que ce n'est la faute de personne, que je suis la seule à pouvoir encore faire quelque chose, décider, accepter, comprendre... Comprendre le reste du monde pour comprendre ce qui me dépasse tellement.



L'Homme m'intéresse, je le regarde, le cottoie, lui parle, essaie de le comprendre pour essayer de m'y retrouver, d'y trouver quelque chose de moi-même, et pourtant ça ne me sert à rien de le trouver. J'ai l'impression d'être toujours en quête de moi-même, d'un moi qui n'existe pas et je n'ai jamais été aussi consciente de cette inexistence, de ce néant de moi chez les autres, c'est comme si je n'existais que par fragments, un peu ici, un peu là, mais jamais je ne retrouve la dualité qu'il y a en moi. Finalement c'est parfaitement logique, je ne suis jamais moi-même, je cottoie beaucoup de personnes avec qui je passe si peu de temps, à rechercher en eux ce je ne sais quoi, et pour ça je ne dévoile que la dose nécessaire de moi-même pour faire parler, le reste, jamais personne ne le percevra.
"Nous devons passer par tant d'ordures et d'absurdités pour aller dans notre patrie! Et nous n'avons personne qui nous y conduise, notre seul guide est la nostalgie."

Plus jamais, parce que c'est inutile, parce que le jour où je m'y retrouverai on me fuira comme je me fuis, parce qu'au fond je sais que c'est impossible, comme si je cherchais une personne qui n'existe que dans le néant, dans la mort ou dans la vie future, mais pas à cette époque là, comme si j'étais sortie de nulle part et que je m'étais retrouvée là à force de fuir à travers tout, à travers le temps ou l'espace jusqu'à être totalement en décalage de la vie qui m'entoure. Je joue le rôle de moi-même sans en connaître le scénario passé et futur, j'improvise, je crée ma vie à l'image d'un passé que j'ai vécu seule et dont il n'existe nulle trace chez les gens que j'ai connu et que j'ai aimé. Ils ont tous disparu, et moi avec.


# Posté le mercredi 10 octobre 2007 14:15

Modifié le lundi 11 février 2008 18:59