.I refuse to let me die. .

 .I refuse to let me die.  .



"LASCIATE OGNI SPERANZA, VOI CH'ENTRATE."
Dante.

"Le mur sur lequel écrivaient les prophètes - Est en train de se fissurer. - Sur les instruments de mort - Le soleil brille de tous ses feux. - Lorsque tout homme est tiraillé - Entre les cauchemars et les rêves, - Personne ne mettra la couronne de laurier - Tandis que le silence noie les cris. - Entre les portails d'airain du destin, - On a semé les graines du temps, - Arrosées par les faits de ceux - Qui savent et qui sont connus ; - La connaissance est une amie fatale - Lorsque aucun n'en fixe les règles. - Le destin de toute l'humanité visible - Est entre les mains des idiots."
K.C.



Aussi loin que remonte ma mémoire j'ai toujours tout fait pour contrôler les sentiments. Les miens d'abord puis, les règles étant aussi simples que tout ce qui nous définit, ceux des autres parce que c'est l'une des choses que je trouve les plus dignes d'intérêt dans la vie. Ce qui est loin d'être signifiant. Je ne m'y fais pas. Ils auront beau dire, le temps ne suffit pas, le temps ne guérit pas, le temps nous enfonce, le temps nous disperse. Nous régressons. La médiocrité, voilà le seul but à atteindre. Et c'est ainsi depuis toujours. Au début c'est le genre de vérité qui pousse à se surpasser et puis... et puis le temps. Trop de choses laissent un goût amer, mes intérêts ont vaguement changé. Parfois je les cherche mais en fait je m'en fous. Je m'en fous parce que la médiocrité ne m'intéresse pas et que tout ce qui est définit au-delà, tout ce qui tend vers le génie, est nommé folie maintenant et finalement, le n'importe quoi gouverne le domaine de l'art, de la science, de la littérature et de tout ce à quoi je pense et devant quoi je placerai le préfixe « pseudo ». Le vrai génie est caché, le vrai génie se cache, il obtempère donc il est mort- né, c'est dommage mais après tout, mieux vaut être transparent que d'exister dans une case que le XXIème siècle trouve digne d'intérêt parce que tout ce qu'elle contient est médiocre, voire nullissime, mais cà c'est mon point de vue. Mais c'est bien, pendant ce temps là on fait des économies, personnellement le rayon musique de la FNAC me fait rire, je cherche les vieux albums que j'ai pas mais y'en a pas, ou très chers, les nouveautés aussi je les cherche, tout est pareil, tout est merdique. Heureusement il y a les livres, chers mais bon. Le XXIème siècle teste la connerie humaine, ça doit être ça l'enjeu en fait. Soit t'adhères et c'est trop cool t'es tecktonik pour deux mois, rock version BB Brunes pour trois mois, le reste j'ai pas entendu parler. Soit t'adhères pas, et t'es chez toi en train d'écrire un texte sur Word, tu dis que t'en as marre, que tu t'essouffles, que t'en peux plus, que tu vas bientôt retourner te coucher parce que comme ça tu traverses le temps sans conscience, mais sans adhérer quand même, ca sent la clope, tu viens de rentrer mais personne s'en est aperçu, tu retrouves les quatre murs qui te rendent dingue depuis un an, tes pensées qui te rendent dingues depuis trop longtemps, le vide à combler depuis toujours, et ce vide précis, depuis deux ans. En comptant deux ans d'écart et au vu du temps qui est passé maintenant, tu cherches pas l'intérêt nan, c'est le modèle que tu cherches, mais y'en a pas. De moteur, non plus. La motivation, inexistante.

Mes cheveux sont trop longs, je là vois tous les jours dans le miroir et ça m'emmerde que ce soit le cas pour si peu. Je les déteste tous de toute façon, ils m'ont abandonnée avant que je ne le fasse moi-même alors que moi je donnerai encore tout pour eux. Mais c'est si simple, si simple, il n'y a rien de plus énervant et de plus frustrant que cette simplicité. J'ai envie de partir ce soir, je donnerais n'importe quoi pour ne pas encore laisser passer une nuit entière à attendre, à faire semblant de me lever demain matin alors que je n'ai pas fermé l'½il, à les regarder là, pitoyables, j'en ai tellement marre de voir leurs gueules compatissantes envers la transparence, la nullité... Surtout j'en ai tellement marre d'écrire que j'en ai marre...




Photo: Esclave rebelle, de Michel Ange.
Louvre.


# Posté le vendredi 01 février 2008 15:14

Modifié le mardi 31 mars 2009 20:40

. "Lorsque tu empreintes mes corridors aux odeurs cadavériques; prends la correspondance, je suis une souterraine galerie." .

.     "Lorsque tu empreintes mes corridors aux odeurs cadavériques; prends la correspondance, je suis une souterraine galerie."     .
. I need his heart cause mine is broken .


Quelque part . Une étoile . Explose . Trop loin . Je sens . L'onde . Mais je sais . Que je suis en vie . Ne me déchirez pas . Vers le bas . Je suis entièrement . Usé . A une heure . Il attend . Comme un démon . Yeux bleus, cheveux noirs, mais il s'en fiche . Que je le veux . Que j'ai besoin de lui . Oh ouais j'ai besoin de lui . J'ai besoin de son coeur car le mien est brisé.


. I need his heart cause mine is broken .


La vie est si simple. C'est vrai, la vie en elle-même est tellement facile que je ne vois pas quel mérite on a d'être en vie. Vous pouvez vous amuser si vous voulez, à détruire tout ce qui construit ce que vous êtes, juste pour voir ce qu'il se passera, et vous verrez que c'est facile de vivre. Vous serez simplement une forme de néant dans la societé, vous n'aurez plus d'avenir puisque votre seul présent sera... l'oisiveté en quelque sorte. Physiquement tout ça est très simple, je vous assure. Ensuite, quand vous ne ferez strictement plus rien de vos journées, que les seules personnes autour de vous seront celles qui se sont accrochées disons « malgrè vous », que finalement, votre vie entière aura un goût de mort parce que tout est plat, silencieux, et simple donc, vous serez je pense dans un état mental singulier. J'ai l'air d'écrire n'importe quoi, c'est le cas en fait là je m'occupe. Il est 10h précisément, j'ai dormi quatre heures, je publierai ça tout à l'heure lorsque j'aurai reçu mes photos par internet - car j'nai pas la carte mémoire de l'appareil photo, je précise. Tout ça me donne un exemple de la simplicité de la vie au quotidien: le verbe oublier n'existe pas. Laisser est plus approprié, quoi que vous laissiez, vous pourrez le récupérer rapidement sans bouger de chez vous, tout est simple, petit, léger, et/ou inexistant physiquement parlant. Les pixels ca c'est chouette. Les mp3, mp4, Jpeg, Mpeg, avi., wmv., Bitmap et j'en passe, c'est ça les souvenirs du XXIème siècle. Tiens d'ailleurs entre parenthèse je vous souhaite à tous une bonne et heureuse année. Qu'elle soit pleine de joies inutiles et de tout le reste, tout aussi inutile. Je reprends. La première phrase résume tout, je m'emmerde. Depuis toujours je me fais vraiment, mais vraiment chier dans la vie. Je ne trouve rien de compliqué, j'ai beau chercher je ne trouve pas. Tout ce que je fais, depuis toujours, ne fait que m'occuper ponctuellement. Je m'emmerde profondément, et plus le temps passe, plus c'est facile. C'est complètement vide dans ma vie depuis un an. Je voulais faire quelque chose, tester, voir où ça mène de vivre autrement que comme on nous apprend, ca m'a pris comme ça je ne sais toujours pas aujourd'hui l'expliquer aux gens concernés, c'est comme ça. Je me faisais chier et j'ai essayé d'y remédier en changeant tout, et pour finir j'ai abouti à un bordel magistral sur tous les plans, particulièrement sur le plan affectif d'ailleurs. Je précise pour ne pas que ça ait l'air simple: j'ai essayé de tout compliquer, volontairement, pour voir. C'est la seule chose que je puisse dire pour justifier ça. Mais bon en fait c'est encore plus simple à présent parce que je me rends-compte que je pourrais facilement remettre de l'ordre dans ma vie. D'ailleurs j'ai essayé il y a peu mais les gens viennent vous faire chier dès que vous commencez à avoir quelque chose à vous, un morceau de bonheur, enfin un truc compliqué quoi. Leur vie doit être pitoyablement simple, et triste pour qu'ils en soient là. Et je n'ai pas besoin d'eux, moi, pour parvenir à ce qui constitue leur bonheur.

X

C'est très simple d'organiser une existence. Je peux faire ça en une semaine, je peux aller en cours dès lundi, avoir mes exams la semaine prochaine même sans être allée en cours depuis deux mois, avoir le permis dans deux mois, passer en dernière année de licence dans quatre mois, avoir remboursé ma banque dans six mois, vivre en couple dans huit mois, me marier à l'occasion, avoir un diplôme dans dix-huit mois, avoir un gosse dans deux ans, avoir du fric, acheter une maison, une voiture, et tout le bordel. Mais ce serait dommage je trouve, d'en rester là. Tout ça pour moi c'est important mais ça ne constitue pas une satisfaction en soi, c'est comme une sorte de décor, quelque chose qui tourne autour du vrai but de l'existence, ne me dites pas qu'il n'y a rien, ca n'est pas possible de vivre d'amour et de fric. Je voudrais essayer de faire en sorte que ma vie serve à quelque chose, quitte à vivre. Je me demande juste quoi vous comprenez. Quoi et pourquoi. Je ne sais pas ce qui est utile ici et maintenant, je n'sais pas. Tout le monde ou presque se satisfait du minimum, je ne condamne ou ne juge pas ça, je ne veux juste pas de ça pour moi et surtout c'est inutile dans ce réferentiel. Je lis, j'apprends, j'écoute, et je pense que le génie se trouve dans le passé, ou dans la mort, ou les deux, tout génie ou presque est posthume, et je me demande ce qui a poussé ces êtres que j'idolâtre, à agir ainsi alors qu'ils pensaient comme moi ou plus exactement, que je pense comme eux. Ce sont eux mon espoir, mon exemple, mon point de départ quand il me prend l'envie. Mais ils sont morts, ca pose problème pour le savoir. Peut-être qu'il faut vivre sans but, agir sans but, errer sans but, pour toucher à l'essentiel. Peut-être qu'il faut faire les choses pour dire de les faire, tout comme l'art au fil du temps a su se trouver une fonction et une raison d'être même lorsqu'il n'y en avait plus. Je trouve ça tellement admirable, de fabriquer une raison d'être pour que l'être soit, et non pas le contraire. Fabriquer le néant pour reconstruire, dans la pureté, créer et être seul créateur de notre vie, façonner avec notre regard sans que rien autour n'entre en jeu. Le seul moyen de repousser le vide qui nous pousse dans le gouffre, c'est de vivre de ce vide, d'en faire une force, un allié, une spécificité. Ce serait génial de se détacher de la masse grâce à du vide finalement. Enfin bref. Je me tais.




Photo - Il y a des endroits qui dégagent une telle force, un tel "truc"... C'est indescriptible. Je hais les connards qui prennent des photos. Oui moi y compris. Cet article est immense mon Dieu.
Paris c'est magnifique, Paris je t'aime. Putain de nouvel an; Je fous des liens pour quelques photos parce que j'en suis fière (hum?) et que je n'suis plus à une ligne près.


P A R I S

# Posté le mercredi 26 décembre 2007 09:45

Modifié le mardi 31 mars 2009 20:45

. Lui et moi, c'est comme un Eden formé par l'indicible..

. Lui et moi, c'est comme un Eden formé par l'indicible..


"Et ce que je ressens
C'est qu'il y a quelque chose qui cloche
Car je ne peux pas trouver les mots
Et je ne peux pas trouver les chansons."


"Effet pervers de la peur: la Cité n'arrivant pas à détruire l'objet agresseur, finit par s'autodétruire."


J'ai vu comme tout est factice. J'ai vu comme tout était faux. Ca ne durera pas encore très longtemps. Je hais la redondance. Je hais tout ce qui m'entoure. Le ridicule me tue. Je n'ai jamais autant haï ce que je suis. Quoi que je fasse, quoi que je ne fasse plus et quoi que je ne fasse pas du tout, c'est toujours problématique. L'amitié est une supercherie. L'amour donne l'envie de se sortir de la merde mais ne nous en sort pas. Jamais. On est seul. J'aime seulement lorsqu'on est perdus, seuls dans le noir, mais ensemble. Il fait glacial dehors, même les clopes ne valent pas le coup d'être allumées et consumées. Il n'y a plus rien qui me soulage. J'écoute les mêmes chansons tout le temps, je réfléchis tout le temps, j'en ai marre de ces théories de merde, ce que je dois faire est écrit mais nulle part la force de le faire n'est présente. Il n'y a pas de réponse aux « pourquoi ? ». Il y a tellement de choses qui valent le coup et pourtant je n'ai jamais eu autant envie d'abandonner ma vie aujourd'hui. Cela fait trois jours. Il a posé sa main sur mon bras, a appuyé doucement comme pour dire qu'il était là et que tout irait bien, qu'il est qualifié et que je n'ai rien à craindre. Il n'est pas qualifié. Il est un inconnu. Tout s'est figé. Contact foudroyant, étrange. Quatre minutes d'images ininterrompues dans ma tête et de sensation de mort. C'est comme si ma joie de vivre était aspirée. Je n'ai pas compris. Je voudrais qu'il se produise la même chose lorsque j'écris. Mais tout est trop matériel, même les mots. Ca ne fonctionne pas. Je voudrais que quelqu'un ressente en même temps que moi lorsque je pars ailleurs dans ma tête et que toute la vie qu'il y a en moi se transforme en néant mais que ça fait mal. C'est comme de l'acide deversé dans le sang, qui vous ronge de l'intérieur jusqu'à ce que quelque chose vous en sorte pour un moment. Quelque chose à faire. Quelque chose même infime qui réquisitionne votre cerveau pour autre chose. Parfois l'immatériel vous occupe tellement que vous oubliez qu'il y a ce mal en vous. Ca peut durer deux minutes, ou deux heures, deux jours ou deux mois. Mais ca revient sans cesse plus fort. Le temps accompagne la puissance du choc qui vous submergera de nouveau. Je vis dans la crainte que ca s'en aille. On me demande de rassurer sur l'avenir, on me demande des preuves de ce que je ressens à l'heure où la chose que je ressens le plus fort, c'est la mort présente dans mon corps. Moi je ne sais pas prouver quoi que ce soit, je trouve que ça ne sert à rien. Je ne crois pas qu'il y ait de preuves, je n'en veux pas, ce serait courir après l'inutile, le futile, ce serait tricher, mentir sur les choses incalculables et bien trop fortes pour être montrées. Il n'y a que des sensations. L'amour peut me faire accepter l'oubli d'une journée, d'une semaine ou d'une année mais l'abandon m'est impossible. Je suis partagée entre deux lignes de conduite. C'est comme s'il y avait deux vies. Il y a tout ça et il y a la tentation plus forte que jamais de me laisser aller à croire que le bien-être ponctuel peut ne pas être éphémère. Peut-être qu'avec le temps les choses s'amélioreront. Peut-être que le temps peut établir une confiance. Peut-être que le temps peut donner des repères. Peut-être qu'on va s'en sortir. A vrai dire tout ce que j'écris tout le temps n'est qu'un leurre pour vous aussi. Je ne comprends pas. Je n'attends pas des compliments mais des critiques, et je n'affirme rien, je constate. A vrai dire si un jour quelqu'un me démontrait le contraire de tout ce que je raconte j'en serais assez ravie. Enfin.

Ce qui m'énerve le plus en ce moment, c'est de ne rien controler. Les relations humaines sont complexes et en plus, même quand on sait ce qu'on veut, ce qu'on ne veut pas, qu'on décide des choses au préalable, qu'on fait tout pour garder le controle tellement on l'a perdu avec d'autres gens, eh ben ça ne fonctionne pas quand même parce que ça ne dépend pas que de nous. Et mieux encore, quand on souhaite les mêmes choses, on a aussi les mêmes peurs, et alors on perd notre temps à se rassurer l'un l'autre. C'est totalement stupide et absurde, puisqu'on a la même peur! Enfin. Ce que j'aime moi, c'est... M'abandonner dans ses bras. Mon rêve c'est d'être écrivain. Je ne parle pas de talent ou d'opportunité, je parle d'un rêve, d'un truc que je m'imagine parfois depuis longtemps, et puis c'est bien. Je vais écrire une histoire.
C'est marrant en ce moment. Pas de cours du tout pendant cinq semaines et d'un seul coup pouf! Des partiels lundi. Bien sûr oui. Ah ah! De l'anglais en plus, dès 9h30. Ô joie! J'ai hâte d'y être. "it is a sculpture so beautiful. It seems to be nothing". Bon, sinon je vais changer d'orientation tiens, pour voir. Hmm.
"L'individualisme, voilà notre véritable ennemi! Un frère dans le besoin, et vous le laissez mourir de faim, vous n'êtes plus dignes de faire partie de la large communauté du monde. Un être perdu qui vous réclame aide et assistance, et vous lui fermez la porte. Vous n'êtes pas des nôtres. Je vous connais, bonnes consciences calées dans la soie! Vous ne pensez qu'à votre confort personnel, vous ne désirez que des gloires individuelles, le bonheur oui, mais uniquement le vôtre et celui de votre proche famille. Je vous connais, vous dis-je. Toi, toi, toi et toi! Cessez de sourire devant vos écrans, je vous parle de choses graves. Je vous parle de l'avenir de l'humanité. Cela ne pourra plus durer. Ce mode de vie n'a pas de sens. Nous gaspillons tout, nous détruisons tout. Les forêts sont laminées pour faire des mouchoirs jetable: les couverts, les stylos, les vêtements, les appareils photo, les voitures, et sans vous en apercevoir vous devenez aussi jetables. Renoncez à cette forme de vie superficielle. Vous devez y renoncer aujourd'hui, avant qu'on ne vous force à y renoncer demain."


Je n'ai pas de nouvelles photos aussi.


# Posté le vendredi 14 décembre 2007 20:32

Modifié le mardi 31 mars 2009 20:48

. - Si moi j'étais la reine de ta vie - Juste aujourd'hui - La reine de ta vie - Je serai dans tes rêves - Tu seras dans les miens - Juste aujourd'hui - La reine de ta vie - Le monde est fait comme ça - Mais on continuera de le narguer.-.

. - Si moi j'étais la reine de ta vie - Juste aujourd'hui - La reine de ta vie - Je serai dans tes rêves - Tu seras dans les miens - Juste aujourd'hui - La reine de ta vie - Le monde est fait comme ça - Mais on continuera de le narguer.-.





X




Le monde est un pervers
Et je continuerai de le braver
Parce que le monde est un enfer
Plus rien ne m'atteindra





X









- Pour des milliers d'années et tout recommencer...


Il y a des périodes comme ça où tout va mal, vraiment mal, où vous vous demandez à quoi ca sert de se lever le matin et tout le bordel, ces derniers mois ont été les pires de mon existence, pendant tout ce temps j'ai cherché un sens, je n'en ai jamais trouvé. Puis il y a des périodes comme ça où tout va bien, c'est inexplicable. C'est à croire qu'il faut vivre le pire pour apprécier le meilleur. Etre conscient de notre merde à une échelle bien plus grande que celle de notre petite vie et de nos petits problèmes, d'écouter les autres et de ne pas savoir quoi répondre parce qu'ils vivent le pire et que ça vous ne l'avez jamais vécu aussi fort. Il y a même un moment donné où tout va si mal que vous commencez à vous y faire, à vous faire une raison : quand on souffre on ressent, on se sent en vie. Wahou. Quand on aime la vie en étant persuadé qu'elle ne nous aime pas, on devient des philosophes de merde et on écrit même des textes de merde sur un blog, ça passe le temps et parfois on a même un merci, alors que c'est à nous de remercier. Je parle pour moi en fait. Je ne sais pas comment on fait pour exprimer quand on se sent bien tout simplement. Je n'ai jamais su faire ça. Ces derniers jours je ne suis pas venue ici pour pleins de raisons, et surtout parce que je n'avais pas du tout envie d'écrire quoi que ce soit : perte de temps. Ce soir par exemple, je vais manquer de temps. Plusieurs mois d'insomnie et ce soir je ne veux pas dormir, ce soir je voudrais écrire uniquement pour dire, pour vous dire, vous à qui je dois tellement, que même si la vie est un putain de bordel, que le monde n'est qu'un immense merdier et qu'on vit là-dedant comme on peut, il y a vraiment des choses qui valent le coup qu'on se batte un minimum. Et il y a tellement de gens sur cette terre, et tellement de gens nous décoivent qu'on ne fait plus confiance et qu'on ne souhaite plus s'attacher à personne, et puis de temps à autres au milieu de tout ça on s'apercoit que nous aussi on a décu, que nous aussi on a blessé, qu'on a perdu la confiance de ceux qui comptaient alors... je ne sais pas.
J'en ai assez d'en vouloir à la terre entière, nous ne valons pas mieux que tous les gens qu'il y autour de nous et nous feront pas mieux que tous ceux qui nous ont jugé. Il est quand même plus judicieux de se battre pour ce qu'on veut et l'obtenir sans l'aide de personne plutôt que de pleurer sur notre sort indéfiniment sous pretexte que la vie n'offre rien de bon... C'est clair qu'on ne s'en sort pas comme ça. On vit tous l'enfer un jour, sur une durée plus ou moins longue, je ne sais pas comment dire, je ne vais pas dire que la vie est toute belle, c'est faux. Je suis la première à dire que je vis en enfer, parce qu'on y vit tous et je crois pas que quoi que ce soit puisse nous en sortir comme ça du jour au lendemain, je constate que depuis un mois tout va bien sans que je n'ai rien fait de particulier à part continuer à me lever le matin, je me suis retrouvée dans des lieux pas drôles à répondre à des questions à la con pendant des heures, et puis pour finir maintenant je suis là et franchement, je pourrais pas dire que la vie n'est pas belle, je ne me suis jamais sentie aussi bien depuis des mois. C'est comme si tout prenait un sens maintenant, comme si toutes ces journées passées à attendre la nuit, toutes ces nuits à attendre le lendemain, sans aucun but, aucune envie, aucune émotion, rien, rien que le néant... à croire que je crevais lentement, que je vivais dans le vide. Non. Dans mon enfer j'ai bien vécu le temps qui passait, j'y suis toujours mais je l'aime tellement, je n'ai pas changé de vie en trois semaines, c'est toujours la même qui continue d'avancer, et moi je me sens en vie à travers tout ça, à travers tout ce que j'ai vécu et à travers son regard. Son sourire. Et toutes ces nuits et toutes ces journées passées, depuis tout ce temps et malgrè tout, rien n'a changé. C'est comme avant. Je ne pensais pas dire ça un jour. C'est comme avant. J'adore.


Et il y a ces putains de coïncidences... Franchement c'est dément. J'sais pas comment je dois faire pour dire ça correctement, pour dire comme tout est bien sans avoir l'air niaise. C'est dingue, les coïncidences, le hasard, les dates, tout! Hors sujet: Le DVD d'Indochine n'est même pas bouleversant ni parfait ni rien, il est la matérialisation de tout ce que je voudrais exprimer là, c'est maintenant que je réalise tout ça en regardant ce putain de film. Je le dis alors que j'sais que personne ne peux comprendre parce que personne ne vit ce que je vis là maintenant, c'est impossible. Je voudrais tellement que le monde entier le vive en même temps que moi... Je ne sais pas comment expliquer. Je ne savais même pas qu'Indochine sortait un DVD aujourd'hui, je m'en foutais, je les aime mais je m'en foutais. J'y étais à ce concert. Ce soir là j'y étais avec quelqu'un, on ne savait pas que le concert serait filmé. Mars. Et j'aime toutes ces coïncidences, à chaque fois ca me fait le même effet.Il est le seul qui comprendra, en tous cas aujourd'hui précisément le DVD sort et c'est au même moment que je cherche les mots pour exprimer combien la vie est belle.




Photo: Ouais bon, c'est Noël.

# Posté le lundi 03 décembre 2007 18:26

Modifié le lundi 11 février 2008 18:53

. . «La solitude est un sentiment partagé par tellement de gens que ce serait extrêmement égoïste d'éprouver sa solitude tout seul.».

. .  «La solitude est un sentiment partagé par tellement de gens que ce serait extrêmement égoïste d'éprouver sa solitude tout seul.».

















Je m'appelle Erika, j'ai 19 ans, j'étudie à Lille en deuxième année de licence d'Histoire de l'art. La vie n'a pas toujours été facile.

Je pourrais faire un texte à trous en demandant à chacun de vous de compléter, je sais que peu de gens écriraient le même prénom, que des millions de gens ont mon âge, que des milliers de gens étudient à Lille et que l'Histoire de l'art a l'air beaucoup trop chiante pour que beaucoup y soient inscris, mais je sais qu'absolument personne ne changerait la dernière phrase.

Lorsqu'on rencontre de nouvelles personnes, ce sont ces choses là qu'on dit en premier, hormis la dernière mais c'est tout comme, on se fait comprendre, parce qu'à chaque fois qu'on rencontre quelqu'un de nouveau la règle d'or c'est d'être enfin nous-mêmes, parce qu'on vient encore de se faire baiser par des gens qui n'ont pas compris qui on était et qu'à force on en a marre. C'est vrai, c'est fatiguant. Donc, les gens se rendent vite compte que vous avez plus ou moins souffert. Dès lors ils croient qu'entre vous il y a un lien fort parce qu'ils se disent que vous pouvez les comprendre mieux que les autres, et ils commencent à se confier à vous, et si vous ne voulez pas passer pour des "cas sociaux" vous devez faire la même chose. C'est stupide. Pensez un peu à ce que vous vous êtes dit en lisant les deux premières lignes de cet article : «bah on s'en tape», et/ou «genre t'es la seule à avoir la vie difficile!». Oh, ne mentez pas, vous êtes seuls face à un écran d'ordinateur et tout le monde se fout de votre conscience. La seule raison qui m'a fait hésiter de publier ça, c'est le risque que personne n'aille plus loin dans la lecture de ce texte. Reprenons. Je sais que la plupart d'entre vous avez mon âge à peu de choses près, je sais aussi pour m'y être interessée que nous sommes tous livrés à nous-mêmes, que cadre familial ou pas la famille est un sujet délicat, et puisqu'elle est inévitablement notre première influence sur notre comportement avec les autres, nous avons tous sans exception du mal à nous confier aux autres, à avoir confiance, et à être nous-mêmes, soit pour nous protéger, soit parce qu'on ne sait pas toujours qui on est pour savoir si on l'est ou pas.

Finallement nous sommes tous nous-mêmes avec tout le monde parce que ce qui nous fait agir ce sont nos souvenirs, et nos actes sont les conséquences directes de tout ce qu'on a pu vivre. On croit tous que l'on a deux visages, celui qu'on montre aux autres et le vrai, pourtant à un moment donné nous nous sommes tous embrouillés en ne sachant plus vraiment lequel des deux on était. C'est juste le visage de l'évolution, celui que l'on est, et celui que l'on devient en cottoyant les autres. Il n'y a pas du tout de limite de temps en ce qui concerne l'Homme, à moins que quelqu'un puisse me dire ce qu'est le présent, nous vivons tous à la frontière non constante entre le passé et le futur. Difficile alors de dire qui nous sommes à un moment précis, à moins de faire un arrêt sur image, le temps de l'expliquer nous sommes déjà quelqu'un d'autre. C'est une question sans fin que celle de dire qui l'on est. Ce n'est certainement pas une perte de temps que d'y réfléchir mais la réponse sera toujours erronée. Pourquoi alors ne pas plutôt se demander qui on veut être? Beaucoup trop de gens passent leur vie à planifier leur futur en oubliant de vivre l'instant, et puis ils meurent, toujours trop tôt... Et beaucoup d'autres refusent de faire des projets par peur d'être [encore] décus. Nous sommes inéluctablement conditionnés soit par notre passé, soit par le futur, et l'un a toujours le dessus sur l'autre avec comme seul moteur la peur. C'est vrai que c'est dommage, mais c'est inéluctable, même en l'écrivant moi-même je ne pourrais pas échapper à cette règle parce qu'en prenant ceci en compte, c'est mon passé que je prend en compte puisque je l'ai écrit il y a deux minutes... Ouais. Alors je dirais qu'en fin de compte on perd notre temps à se poser les mauvaises questions, à croire qu'on vit autrement alors qu'on est juste face à des gens qui vivent comme nous, que l'on croit à ce qu'ils nous montrent d'eux alors qu'au fond on se pose tous les mêmes questions. La seule chose dommage dans ce texte hormis qu'il est chiant, c'est le constat que la peur de vivre guide nos vies. Je crois qu'il faut un jour s'arrêter de combattre les mauvaises choses, accepter ce contre quoi on ne peut rien à savoir notre passé et l'inconnu, et avoir le courage de vivre parce que c'est la seule chose qui vale vraiment la peine qu'on se batte.


# Posté le mercredi 14 novembre 2007 10:59

Modifié le lundi 11 février 2008 18:54