Les examens ayant été décalés la veille des épreuves à chaque fois, les révisions auxquelles je m'attache depuis des semaines et des semaines par conscience et angoisse commencent vraiment à être indigestes, pour ne pas dire lassantes, j'en ai marre et même du Caravage que j'adule si le terme est envisageable. Les épreuves portant sur l'art n'ayant lieu que dans une semaine j'ai un besoin irrépressible de sortir enfin quelque chose de mon crâne overdosé d'images, de dates et d'histoires de toutes sortes. Je n'en peux plus, et pourtant il faut que je continue parce qu'il y a toujours quelque chose qu'on ne sait pas et c'est forcément ça qui nous manquera pour réussir, enfin c'est mon esprit paranoïaque qui me balance ça alors que je me sentais déjà prête il y a un mois, et maintenant, je sais que j'en savais beaucoup moins il y a un mois et que dans un mois j'en saurai beaucoup plus, par conséquent, comme vous le savez, on n'est jamais vraiment prêt pour ces putains d'examens. Je sais, j'ai l'air un peu azimutée et je le confirme, toutes les lignes précédemment rédigées se résument en une simple phrase: bordel de merde fait chier quoi merde. Mais il faut que j'évacue plus de choses que ça, les épreuves d'histoire ne m'ayant pas suffit et l'anglais encore moins. Le prof d'anglais nous a donné une épreuve de taré donc je suis foutue. Mais je me mets aussi à la place des gens qui partagent ma vie et qui n'en ont pas spécialement grand chose à foutre de mes états d'âmes franchement lassantes au bout d'un moment et que je ne veux pas leur infliger, par conséquent, c'est vous qui vous y collerez. Quoi d'autre. Il faut que j'ajoute que l'hypocrisie de certains gens me va droit au c½ur en ce moment et que c'est dommage pour eux. De plus il fait beau, ce qui m'emmerde parce que ma petite personne révise, et quand il pleut, cela m'emmerde aussi parce que c'est justement là que ma petite personne voulait sortir. Ainsi (remarquez l'emploi de nombreux mots de liaison que je tente également d'évacuer de ma tête depuis l'épreuve d'histoire d'hier), je pète un plomb. Ca ne se voit pas à l'extérieur, mais ma petite personne souffre à l'intérieur de sa situation actuelle. Dernièrement, je me suis essayée à l'insinuation de mon esprit à un autre monde, celui de Warcraft les amis. Eh oui oui oui. Ainsi Paradeigma, prêtresse morte vivante level 50, se promène et tue des monstres. Ca ne défoule absolument pas. En revanche, ma petite personne bien réelle est confrontée à toutes sortes de fautes d'orthographe du type « ken es ke vs parté » et c'est extrêmement frustrant. D'ailleurs Word se lâche sur les soulignages vagues rouges, tout frustré qu'il est lui aussi. Lui et moi on se comprend. J'ai envie de tuer ma petite personne toute souffrante qu'elle est ces temps-ci. En plus, je n'ai plus d'argent, et je dois vendre mon ordinateur portable léger et qui porte le prénom d'Oscar. Je retourne étudier Pétrus Christus.
Je vous incite à admirer l'illustration de ce merveilleux et palpitant article. Pour ceux que ça intéresse c'est un détail tout spécifique d'une sculpture du Bernin, l' Enlèvement de Proserpine, absolument démentiel d'où sa spécificité. Admirez la main qui s'enfonce dans la peau, en l'occurence la pierre, le marbre, poli encore et encore jusqu'à atteindre ce paroxysme de sensualité. Admirez ou je vous aime plus.