Claustrophobie intra-corporelle dans l'abîme du monde.
J'essaie en vain de me taire mais mon corps cède aux tourments qui m'excèdent.
Je ne supporte plus mes phrases toujours pareilles. Les fragments du temps durant lesquels je me sens différente se cristallisent en moi -comme tout le reste- et plus ils s'accumulent, moins j'ai de place dans ma tête pour les nouvelles choses. Alors je tente, je tente de rejeter tout ça quelque part, et j'ai tout à coup l'impression avec ces phrases de, finalement, n'avoir rien vécu de nouveau puisque le discours est toujours semblable au précédent. J'en reviens donc à la même question, cette lancinante, cette lassante -comme tout le reste- question. Je m'étouffe de questions. Je n'ai même plus envie de les écrire, alors les écrire là, encore moins. Je me sens de plus en plus étrangère à ce monde -encore. Vivre et persévérer ici, c'est comme publier un bon texte sur skyblog, c'est un cri dans le vide, quelque chose qui ne sera forcément pas compris, qui sera forcément mal interprété, jugé -sali. Je ne prétends aucunement avoir publié de bon texte, seulement d'avoir essayé. Je précise, comme il faut toujours préciser (car il faut bien dire que tout propos publié ici ne gagne pas à être subtil)
Je suis confrontée en ce moment à la plus totale incompréhension face à la notion de diplôme. Diplôme, diplômés, étudiants, ex-étudiants, ce genre de connerie. Incompréhension ou remise en question, comme d'habitude, quelque chose comme ça, face à l'incohérence. C'est surtout que j'ai pleuré, mais vraiment, sur moi-même. Oh oui je suis une victime. C'était de l'ironie, je le précise franchement car il le faut, ça n'éclairera pas davantage les idiots qui rôdent, mais enfin. Je ne vais pas revenir sur mon article précédent mais j'en suis encore là, et en plus je côtoie le summum du superficiel et de la vacuité tous les jours -comme vous tous. Je déplore des choses que je tente d'exposer mais ce serait mal interprété. Trop prétentieux. Je vous le dis carrément, j'ai des pensées réductrices à votre propos. C'est tellement prétentieux.
Conclusion incontournable.
J'avais tellement envie de laisser tomber cette idée fixe, ce monde de snobs élitistes nihiliste, mon but avant que je m'en aperçoive. Pendant plusieurs jours j'ai voulu arrêter mes études, travailler. Ah oui parce que je suis pire que fauchée et j'ai des tas de dettes pas possibles, c'est pesant. Je suis tellement une victime du système. C'était de l'ironie. Finalement j'ai rencontré quelqu'un diplômé en journalisme et en histoire qui vit en foyer, il a juste vingt-huit ans c'est tout à fait normal. Je ne sais pas où je veux en venir avec cette phrase. Je là laisse quand même ça fait genre je suis sociable, ça me plait, je suis si seule. Je précise que je ne vais pas préciser cette fois, ça me fatiguerait trop. Vous m'amusez tant, oh oui. Et puis bref je lis un livre tout à fait intéressant -plus que vous en tout cas. L'auteur a des préoccupations telles que la limite temporelle entre l'ère contemporaine et le post-modernisme en art ou l'imbrication de l'histoire contemporaine et de la production artistique avant-gardiste, ce que je trouve tout à fait digne d'intérêt, en tout cas plus que de travailler pour gagner de l'argent. Donc une sorte d'ambition (ambition ou espoir?) nouvelle m'envahit doucement. J'ai tellement envie de prendre part au débat, c'est étrange. Ca me soulagerait, j'ai trop la rage. La connerie m'excède, et quand je pense ça je me sens coupable. Et cette expérience récente m'a tout de même apporté une inquiétude supplémentaire, celle du juste milieu. Comment ne pas tomber dans la branlette intellectuelle, comment ne pas passer sa vie à, si ce n'est répondre, du moins chercher des éléments de réponse à des questions qui n'en n'ont pas. La beauté par exemple. Combien de thèses, combien de manifestes, combien d'écrits sur la question de la beauté? Qu'est-ce que la beauté? est une question difficile à théoriser. Mais là n'est pas le problème, ce genre de question a tendance à attiser les rouages de mon petit cerveau, surtout face à certaines réponses, or j'ai aussi du mal à réduire le recul que j'ai pour tout. Et d'un autre côté, si je n'écris plus beaucoup ici, outre le fait que certains ici me fassent chier, c'est surtout que j'ai de plus en plus de mal à décrire des sentiments, à supporter certaines phrases que je pense mais même au-delà, ce n'est plus pareil, je n'y arrive plus et ça me fait un peu chier aussi quand j'y pense.
Comment ne pas s'enfermer dans nos idées fixes?