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«Vouloir jouer aux échecs contre soi-même est aussi paradoxal que vouloir marcher sur son ombre.»
Stefan Zweig

.«Vouloir jouer aux échecs contre soi-même est aussi paradoxal que vouloir marcher sur son ombre.»Stefan Zweig


C'est simple. Tout est extrêmement complexe mais hélas, tout est simple. J'ai l'impression que tout ce qu'il y a dans notre vie est désespérément simple et tout ce qui en moi est compliqué, hormis cette phrase, n'a pas lieu d'être pour les autres. On ne m'écoute pas, on ne saisit pas ce que je ressens, moi non plus d'ailleurs, ce que je ressens n'entre pas dans vos cases, pas dans les tiennes, pas dans celles que je dois m'imposer, des mots à ne pas dire, pas le droit d'y penser, se faire taire, se faire mal, écrire clandestinement, écrire pour ne rien dire, écrire tout bas, comme ça, et se taire. Je suis lasse. Ici ça devient vide, j'écris vos maux, les miens sont cachés, je m'en veux tellement de mal penser. Trop peur de faire mal ou de blesser, parce que j'aime, j'aime tout, tout ce que vous ne voyez pas je l'aime, vous ne pouvez pas imaginer comme je vous aime, tous, en secret, parce qu'il doit y avoir des doses, des plus, des moins, pour toujours ou à jamais, c'est comme ça qu'il faut aimer. Ce que je suis c'est contre-nature. Le ressenti dépasse le monde entier, vous me faites chier. Tout ça aussi, trop loin le temps où j'avais le temps de lire, ou plutôt trop loin le temps où ce qu'on écrivait était intéressant, ou utile, ou j'en sais rien, mais aujourd'hui je suis lasse de chercher, je suis lasse de juger ce qui vient à moi, je reste toujours sur les premiers endroits et ceux-çi s'éteignent un à un. Ecrire c'est un cri dans le vide. Et plus je continue plus je stoppe, tout ce que j'écris ne devient qu'une chose matérielle qui se retrouve projetée quelque part dans un néant pire que ma tête, votre monde, vos existences, jugé par vous, ça me fait chier, c'est inutile pour moi, c'est devenu un but, celui que vous lui donnez et qui ne sera jamais le mien, j'ai tellement de choses à dire mais plus le temps me manque et plus j'en perds l'envie. Quoi que j'écrive ce sera mal compris, mais réellement, donc quel interêt? Pourquoi ne pas plutôt parler, parler dans le noir, aux seules personnes qui occupent constamment mes pensées, leur dire que je les aime, dire ce que je ressens, essayer de me faire comprendre, essayer de dire les choses comme il faut, sans ambiguité, sans double sens... Parler, sans que ça implique de se taire d'un autre côté, est impossible. Aujourd'hui, une promesse faite à quelqu'un est une promesse infaisable à quelqu'un d'autre, c'est mal de promettre deux choses semblables à deux personnes, comme si on ne pouvait pas agir comme on a envie pour deux personnes en même temps, sous peine de perdre les deux. Ou les trois, ou tout finallement. Ca me fait chier. Assumer quelque chose de fort, ce qui fait de moi une autre, cette chose doublement contre-nature, paradoxale, insatisfaite et tellement écoeurante, implique forcément de faire taire cette autre partie de moi, l'originelle, tentée par tout ce qui est destructeur mais tellement bon à vivre, tellement trépidant, tellement tout. Je voudrais que les choses soient simples, tout ce que je fais est chiant, simple, et tout ce que j'ai de plus précieux c'est lui, c'est vous, c'est vous regarder, c'est comprendre pourquoi vous agissez ainsi, comme moi, droit dans le mur.


Ce texte c'est de la merde. Il va certainement rester là deux secondes à moins que je renonce à le relire ou que demain je lui trouve un sens. De votre côté merci de ne pas en chercher. Je ne sais pas moi-même où je veux en venir. De toute façon je sais où ça va. Plus la peine de se faire chier à comprendre, en fait, c'est la seule chose à comprendre. J'aime tout, tout c'est rien, rien désigne forcément quelque chose, alors pourquoi pas toi? Voilà. Et j'ai pas de nouvelle photos aussi hun.
# Posté le mardi 20 mai 2008 22:13

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Comme un éclat de rire vient consoler tristesse, comme un souffle avenir vient raviver les braises, comme un parfum de souffre qui fait naître la flamme, jeunesse lève-toi.
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.Comme un éclat de rire vient consoler tristesse, comme un souffle avenir vient raviver les braises, comme un parfum de souffre qui fait naître la flamme, jeunesse lève-toi..
- Contre la vie qui va qui vient puis qui s'éteint -

Refrain d'une chanson, refrain d'une vie. Cette voix qui vit des mots et leur donne un sens amplifié et mille fois ressenti. Cette voix qui fait vivre d'autres mots, et d'autres encore qui réveillent ce mélange si intense, d'espoir et de souffrance, puisque trop croire non plus, n'avait rien voulu dire. Utopie dissimulée, chute. On m'a demandé d'oublier, je n'ai pas pu et finalement j'ai fait pire, j'ai survécu.

Il m'a pris l'envie. Ca m'arrivait parfois.
Maintenant, le passé a changé, c'est le présent des derniers mois et, ca reste étrange de regretter une période faite uniquement de regrets et de souvenirs inrenouvelables. Ca semble complétement con, et pourtant. J'ai du mal avec cette sensation, d'être toujours bien quelle que soit la situation alors que le paradoxe de l'une crée l'autre, qu'il y a presque deux vies, deux modes de vie différents et que pour rien au monde je ne voudrais sacrifier l'une pour l'autre. C'est peut-être ça grandir, choisir. Mais je n'y arrive pas, j'avais toujours ressenti une attirance irrépressible pour l'une en vivant l'autre, ensuite les deux sont mortes. J'ai vécu de rien, le rien a crée le trop, ramenant le tout à l'insignifiant, l'ingérable, l'incontrolable et finalement, l'ennui de tout lorsque l'ensemble était mort.
A présent c'est moi, j'ai redéfini chaque chose, chaque partie de moi et de ce que je regarde, j'ai compris ce qui me restait flou, je continue, j'ai trouvé une sorte d'équilibre sans pour autant demeurer dans le juste milieu... L'équilibre entre deux choses peut venir de la démesure équitable de chacune des parties, je veux, et je peux vivre à fond sans jamais choisir.

- Contre l'amour qu'on prend qu'on tient mais qui tient pas -

Ce qu'il y a de plus précieux semble toujours perdu. Le temps par exemple. Ce trésor immatériel, il ne tenait qu'à nous mais quoi qu'on ait fait, il est apparu pour disparaitre.
J'ai envie de faire un voeu, j'ai envie de le réaliser, je voudrais que tout soit aussi simple que toi et moi. Mais rien n'est aussi difficile. Et j'ai beau occuper le temps en quelque chose de constructif, pour moi, pour le reste, je m'emmerde. Et je dois partir, et je ne peux plus te regarder et t'écouter, parce que quelque part cet éternel ennui m'attend. Tu m'en sauves toujours, et il me rattrappe. C'est l'ironie là plus énorme que j'ai pu rencontrer. On m'a dit qu'il faut patienter après avoir souhaité, pour réaliser le mieux possible. J'ai jamais apprécié quoi que ce soit à sa juste valeur, mais elle n'existe pas, il n'y en a aucune, je n'ai jamais su comment on fait pour profiter à fond d'un instant à cause de ça, quand on donne trop de valeur aux choses on les perd par peur de les perdre, c'est le principe du temps, de la vie et de l'amour, de tout ce qu'on veut avoir alors qu'on l'a déjà, partout, en abondance, mais qu'on ne pense qu'à perdre ou à remettre en cause parce que l'avoir semble trop simple. C'est drôle, il m'a souvent semblé entendre que les choses simples sont les plus belles.


J'ai envie de toi. Je hais anticiper le manque, je hais pouvoir anticiper et surtout je hais la simple idée de manque. Le manque montre comme on est pitoyable. Il démasque le pathétique tant bien que mal dissimulé, chaque jour, à coup de tout et de n'importe quoi.

- Contre la trace qui s'efface au derrière de soi -

Jeunesse lève- toi.
# Posté le samedi 26 avril 2008 20:09

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"Si ton corps se balance, verras-tu plus loin
Où est-ce de la transe dont tu as besoin?"
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."Si ton corps se balance, verras-tu plus loinOù est-ce de la transe dont tu as besoin?".




- Lumière d'étoile. -
- Lumière d'étoile. -
- Lumière d'étoile. -






Pas d'heure pour écrire, pas d'heure pour dormir, pas d'heure pour avoir envie, pas d'heure pour aimer, pour grandir, pas d'heure pour s'extasier. Pas d'heure pour faire l'amour, pas d'heure pour apprendre, pas d'heure pour pardonner, pour retrouver, pour arrêter, pas d'heure pour tourner des pages, pas d'heure pour se consumer. Pas d'heure pour les regrets. C'est toujours l'heure de vivre.











La peur n'existe plus. La peur n'est qu'une machine à ralentir la vie et à regretter déjà avant d'agir. La peur me fascinera toujours, contrairement à tous ceux qu'elle abat. Ceux qui là surmontent vivront plus fort et n'auront pas de regrets. Et les regrets ça ne sert à rien. Enfermons-nous avec eux et nous deviendrons tous fous, fous d'avoir vécu ce qu'il ne fallait pas vivre sans comprendre que chaque minute comptait. La vie est une chose précieuse, pas parce qu'elle est rare - elle est partout -, mais avant tout elle est le lien irréfutable entre tous les Hommes. Elle est ce qui nous lie et nous rend égaux, devant elle-même, et la souffrance, et tout le reste découle de cela. Ce qui est dommage c'est de croire que la souffrance est une fatalité, une finalité, elle ne l'est pas, elle est le point de départ de toute réussite, il faut là surpasser pour devenir quelqu'un, et pour là surpasser il faut l'accepter. On a peur de vivre parce qu'on se trompe d'enjeu, ce n'est pas d'avoir vécu que l'on pourra regretter mais bien le contraire. La peur n'existe plus. Il n'y a pas de mauvais choix, il n'y a pas de vie meilleure que celle de quelqu'un d'autre, le seul et unique but de la vie restera toujours de vivre. On ne peut pas se dédoubler, ou connaître les conséquences de nos choix à l'avance, la seule chose qu'il faille lorsqu'on agit, c'est la conviction. C'est la seule chose qui compte, c'est la seule réponse à toutes les questions qui pourront se poser plus tard. Elle est plus forte que tout.

Je voudrais vraiment dire que quelque part je me suis plantée, je voudrais vraiment dire que quelque part la vie a été difficile, qu'elle ne le sera plus jamais maintenant, je voudrais, je voudrais avoir l'impression que tout ce qui ne marche plus n'est que la faute des autres, je voudrais encore vivre la seule et unique sensation qui ait jamais compté, je ne l'oublierai jamais, je voudrais avoir la conviction. Qu'elle n'est pas morte. Que je vais là retrouver.
Mais je n'en sais rien. Dieu merci.
Je ne comprends pas, pourquoi, il n'y a aucune raison d'arranger les choses entre nous, j'ai beau là voir encore et encore sans qu'elle n'apparaisse jamais, jusqu'à l'obsession, je n'en dormais plus, maintenant j'en rêve, j'imagine mille fois la scène, je crève de là revoir, de lui demander, enfin, tout ce que j'imagine, je là cherche, je tourne en rond, je téléphone, je raccroche, je vais là voir, elle n'est pas là, tant mieux, pourquoi. Je veux que le hasard décide à ma place. Je vais peut-être l'attendre.

Je ne me souviens plus. De ma dernière cigarette, de mes dernières larmes, de mon dégoût, du manque, des nuits blanches, de la fixation de mon esprit sur quelqu'un d'autre, qui programme sa folie et lui donne une raison. Tout recommence, continue, et se termine en même temps, je suis réconfortée avant d'avoir peur, je suis... tout près de la lumière d'une étoile. La peur est morte sans moi.



# Posté le dimanche 30 mars 2008 17:21
Modifié le vendredi 04 avril 2008 19:08

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"Parce que c'est pendant qu'on calcule, qu'on analyse les pour et les contre, que la vie passe et qu'il ne se passe rien."
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."Parce que c'est pendant qu'on calcule, qu'on analyse les pour et les contre, que la vie passe et qu'il ne se passe rien.".


Les matins sont de plus en plus effrayants. C'est vide, j'ai l'impression que la veille était une illusion, que la veille n'a duré que trois ou quatre heures et que c'était bien, la nuit ne compte plus et elle est de plus en plus difficile. Toutes les raisons que j'ai de vivre disparaissent à chaque seconde passée à dormir et si au moins les rêves valaient la peine... Le matin tout est complétement mort, quel que soit l'endroit où je me trouve rien n'a vraiment plus le même goût que la veille.

Les choses changent et elles s'arrangent aussi. Tout doucement elles se construisent, ça me rend de plus en plus sereine, j'ai tendance à m'autoriser le superflu et à réver d'autres projets nécessitant les premiers, j'avance, lentement des chapitres naissent sur le plus terrifiant des vides, pas grand chose à dire juste beaucoup à vivre, beaucoup à prouver, beaucoup à faire ressentir, beaucoup à douter, beaucoup de questions en suspens, beaucoup de joie de vivre à partager et surtout beaucoup de feux à rallumer, beaucoup de lueurs à entretenir, insupportable de voir quelqu'un s'éteindre et difficile de voir que chez les autres aussi l'amour ne peut plus suffir.
La vie poursuit son cours... La curiosité qui revient doucement redonne l'espoir d'être toujours surpris et donc toujours vivant, c'est juste la première fois depuis longtemps qu'elle ne revient pas en grands bouleversements, mesurément c'est plus crédible, cette fois ça ne disparaitra pas aussi vite que c'est arrivé. Les milliards de voix dans ma tête se calment. Je ferais n'importe quoi pour apaiser les douleurs de tous les gens sur Terre, et je suis toujours aussi impuissante devant les rares auxquelles je tiens plus qu'à ma propre vie. Je me retourne soixante fois par jour dans la rue croyant l'apercevoir mais elle n'est jamais là. J'avance pourtant, c'est ce qui me surprend le plus.


"Notre tête est sans cesse envahie par des retours en arrière sur un passé qui n'en finit pas de nous faire souffrir, et par une appréhension du futur qui nous laisse en proie à une angoisse irraisonnée.
"Monsieur mon passé, laissez moi passer." S'il est une sorte de déterminisme, conséquence de notre passé, qui nous induit à suivre une direction plutôt qu'une autre, il faut savoir que la prise de conscience des mécanismes complexes mis en jeu est déjà un moyen de s'en libérer. Seule la compréhension de ce qui fait mal peut permettre un jour d'en guérir."


Et Radiohead le 6 Juillet... Putain, MERCI.

Pas de photos.


# Posté le samedi 15 mars 2008 06:40
Modifié le mardi 01 avril 2008 07:53

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"Je t'aime, putain qu'est-ce que je t'aime..."
Remember...

."Je t'aime, putain qu'est-ce que je t'aime..." Remember...



Et le coeur plein d'espoir,
On oublie qu'il fait noir
Alors enfin on vit
Et loin de leurs tambours
Et loin de l'inhumain
On redevient fou à chaque matin.

SAEZ.



J'aime la vie. J'aime tout qui là rend belle. Tout ce qui là rend belle est une forme d'art. La musique. Les livres. L'écriture. La pluie. L'amour. L'automne. Les couleurs. Les sourires. Les regards. Tout ce qui est furtif, invisible, rare, insaisissable, inexplicable, transparent, inéluctable, tout ce qui me dépasse, tout ce que je ne comprends pas je l'aime. Tout ce qui est insaisissable défie l'ennui, la béatitude, la passivité et la lassitude. J'aime avoir trop de choses à faire, j'aime l'idée de l'infini, j'aime courir après le temps, j'aime l'inachevé, j'aime tout ce qu'il reste à faire, j'aime le futur, l'évasion, les rêves, les projets, j'aime le mouvement, la subtilité, j'aime la nuit, le jour, j'aime la pluie, j'aime l'ingénieux, j'aime le passé qui touche encore le présent, j'aime l'efficacité, l'utile, le grandiose, j'aime vivre. J'aime J., et j'aime mon chat qui appuie sur les touches pour me faire chier, j'aime le vent, j'aime la musique, j'aime mes disques. J'aime les artistes. Tous les gens qui donnent de la vie à une chose, même une chose minuscule ou même une chose immense, sont des artistes.

Et je crois que plus on aime, plus on s'emmerde. J'attends. J'attends la nuit, j'attends le jour, j'attends le train, j'attends un cours, j'attends qu'il pleuve, j'attends l'automne, j'attends ma s½ur, j'attends l'inspiration, j'attends le photogénique, j'attends les discussions, j'attends la nostalgie, les choses qui font se souvenir, les sourires, j'attends la lumière, j'attends les couleurs, j'attends le silence, j'attends le noir, j'attends de le revoir, j'attends le travail, j'attends les idées, j'attends l'évasion, j'attends. Attendre c'est l'immobilité. Attendre ça ne veut pas dire qu'on ne fait rien, ca veut juste dire que ce qu'on fait n'a pas d'impact. Il n'y a vraiment rien de plus terrifiant que ça. Agir pour rien. Agir pour un jour mais attendre en attendant. Il n'y a rien de pire que ces périodes de transitions, ces périodes où on n'a qu'à attendre qu'un jour on nous appelle pour un travail, qu'un jour on ait un diplôme, qu'un jour on ait de la thune, qu'un jour on se tire enfin, qu'un jour on réalise ses rêves, qu'un jour on ait l'inspiration, qu'un jour on le reverra, qu'un jour etc... Putain ça me rends dingue de voir ma vie passer comme ça de jour en jour et de vraiment, mais réellement, ne rien en faire, ne rien faire mais strictement rien, alors qu'il y a pleins de choses en cours, pleins de choses à faire, pleins de choses à réaliser, et pas moyen de le faire, pas encore, pas tout de suite, pas maintenant, trop jeune, trop jeune, trop jeune. Comment peut-on être TROP jeune bordel ? On a tout à donner, presque rien à perdre, trop d'idées, et rien et personne pour réaliser. C'est frustrant, énervant, déprimant. A dix-neuf ans on vit théoriquement et si on crève demain tout le monde s'en branle. Je voudrais qu'une fois dans ma vie je sache pour quoi je me bats, contre quoi je me bats, je voudrais qu'une fois dans ma vie je réussisse à toucher quelqu'un même une seule personne, que ma vie ait un sens, que ce que je vis est utile pour quelqu'un d'autre maintenant ou dans la postérité, je voudrais qu'une fois dans ma vie quelqu'un m'attende, moi, je voudrais une seconde, rien qu'une seconde, comprendre pourquoi des choses nous dépassent, pourquoi des choses sont belles, pourquoi elles sont pourries, pourquoi on vit, pour quoi on crève, ce qu'il y a à atteindre et pourquoi on ne l'atteint jamais, et pourquoi on continue comme ça et pourquoi ca ne dérange toujours personne. Et qu'est-ce que j'attends au fond.

A quoi bon, mais à quoi bon?


"Il faut savoir se perdre pour un temps si l'on veut apprendre quelque chose des êtres que nous ne sommes pas nous-mêmes."
Nietzsche.




# Posté le samedi 01 mars 2008 09:34
Modifié le samedi 01 mars 2008 23:37

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